Sauver Margareth

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(environ 15 minutes de lecture)

Jamais je n’avais vu de femme aussi triste. Par moments, elle se forçait à rire, et c’était encore pire. C’était un couinement, une déchirure. Dans tous ses propos, seule l’aigreur apparaissait. Une aigreur si intense, si permanente, que tout ce qu’elle voyait, tout ce qu’elle entendait, tout ce dont on parlait lui était source de dégoût et de souffrance. Oui, dégoût plus souffrance. Il ne lui suffisait pas de réprouver, il fallait que ça lui fasse mal, que ça la torture.

– Ces femmes de 50 ans qui s’habillent comme des gamines, en mini-jupe ! Avec un décolleté jusque-là ! Enfin, elles ne se rendent pas compte ?

– La bêtise de ces émissions !… Pourquoi diffuse-t-on des horreurs pareilles ? C’est une machine à tuer les cœurs et les cerveaux !

– Je suis atterrée, William, atterrée. Comment peut-on laisser des gens dans cette misère ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Mon Dieu… Notre société est complètement malade. Malade !

Par moments, elle criait. Il n’y avait qu’elle et moi, mais les voisins entendaient et se demandaient ce qui se passait. Je la laissais aigrir à sa guise, j’accompagnais comme je pouvais ses récriminations, il fallait que ça sorte. 

– Mais merde à la fin !

Le merde, pour elle comble du gros mot, était prononcé à chaque visite. Un peu comme un résumé, une ponctuation. Ou un dégueulis.

Elle venait me voir environ tous les deux mois. Nous nous étions connus dans une association que j’avais fréquentée un temps et avions pris cette habitude de la visite. Constatant sa détresse, je l’avais invitée une fois, puis deux, puis trois. 

Elle ne vivait pourtant pas seule. Elle avait un mari, Philip, et c’était sans doute une cause du problème. Ils ne s’aimaient pas. Ce sont les familles qui les avaient mariés. Philip avait été content de ce qu’on lui apportait sur un plateau : à 20 ans, Margareth était jolie et soumise. Elle ne ressentait rien de particulier, mais puisqu’il fallait passer par le mariage, pourquoi pas celui-là ? On ne se souciait pas beaucoup d’amour dans les bourgeoisies anglaises et françaises des années 60-70. Ce n’était en tout cas pas une condition de mariage, au contraire ; on ne se mariait pas avec la personne de qui on était tombée amoureuse.

Elle fut une épouse modèle, qui suivit son mari au gré de ses évolutions professionnelles, lui fit trois enfants, ainsi que la cuisine et la vaisselle tous les jours, certes avec l’aide d’une femme de maison. Elle avait arrêté ses études pour se plier aux attentes conjugales des familles et bien entendu elle ne travailla pas pendant les quinze années où les enfants furent « petits ». Son mari tenait à ce qu’elle reste à la maison, présentant comme une libération ce qui était une coercition.

À 40 ans passés, elle avait retravaillé, un peu. Des vacations, par-ci par-là. Elle tenta de monter une petite structure de formation, qu’elle dut fermer en moins de deux ans, car elle perdait de l’argent et Philip avait mis le hola. Plus qu’un  échec, ce fut une humiliation : comment perdre de l’argent dans la formation professionnelle au cours des années 80, alors que des milliards étaient déversés par les gouvernements qui, faute de trouver du travail aux chômeurs, se dédouanaient en arrosant les salariés ? Sans aucun contrôle, en plus ! Oui, eh bien, cela n’avait pas marché pour elle.

Le pire était à venir. Alors qu’il atteignait juste 30 ans, son fils aîné fut emporté par un cancer en quatre mois. Un missile, une bombe, mais qui lui laissa le temps de voir le désespoir de son garçon comprenant ce qui lui arrivait et ce qui l’attendait. Des semaines insoutenables, à hurler. Qu’aucune chaleur familiale ne pouvait adoucir, d’autant qu’il n’y avait pas de chaleur familiale. Colin était mort, et quelques années plus tard sa sœur était partie travailler à l’autre bout du monde. Vingt ans après, elle y était encore, et elle ne revenait au pays qu’une fois par an. Margareth était allée la voir 5 fois en Australie, et chaque fois cela avait été plus douloureux que chaleureux. Restait Sebastian, le troisième. Il était resté au pays, à 500 km tout de même, mais il ne venait guère voir ses parents plus de deux fois par an, toujours en coup de vent.

Les quatre petits-enfants – deux en Australie, deux dans le nord – lui apportaient-ils joie et réconfort ? Même pas. Elles les trouvaient bruyants et mal-élevés.

– Ma mère trop dure a cassé en moi l’instinct maternel, m’avait-elle avoué un jour. Je l’ai senti avec mes enfants, je le sens encore plus avec mes petits-enfants.

– Et puis, qu’est-ce que vous voulez ? Ils sont toujours devant leurs satanés écrans, leur téléphone, ou leur tablette, leur console, tous ces trucs épouvantables qui rendent les enfants autistes et névrosés !… Merde alors !

Elle avait vécu l’arrivée d’internet puis l’avènement de la société numérique comme des calamités. En 2020, elle refusait d’utiliser la moindre connexion et ne possédait aucun appareil à écran. Elle avait fini par se munir d’un téléphone portable, acheté 20 € dans une ressourcerie, dont elle ne se servait que pour recevoir des appels. Elle m’avait demandé de lui montrer comment rédiger puis envoyer un sms, mais son appareil était si archaïque qu’écrire le moindre message lui prenait une heure.

À 70 ans, alors qu’elle avait une excellente santé et un corps en état de marche, elle était incapable du moindre plaisir et toute légèreté avait disparu de sa vie. Elle acceptait mes thés au compte-gouttes. Elle se forçait à éclater de rire si je lui offrais un alcool.

– Je n’en ai jamais bu.

– Justement !

– Non, non, non !

Même pour manger un carré de chocolat, qui devait être noir, bio, équitable, il lui fallait une demi-heure. Elle avait toujours refusé de m’accompagner quand je lui proposais une sortie. Une fois, elle m’avait dit qu’elle n’avait jamais été voir un match de foot de sa vie. Je saisis la balle au bond et l’invitai à venir avec moi la prochaine fois.

– Oh non, je n’ai jamais fait ça ! Et puis je vais vous déranger. Et puis je dois être rentrée pour mon mari, vous comprenez ?

Oui, je comprenais qu’elle avait besoin, ou qu’elle pensait avoir besoin, de la tyrannie de celui qu’elle maudissait. Elle était comme le forçat qui s’attache à son boulet, sauf qu’elle aurait pu se libérer de son boulet, à maintes reprises. Elle n’avait pas su, pas voulu. Faiblesse ontologique ? Psychologie inadaptée ? Courage défaillant ? Certains êtres semblent ne pas disposer des armes pour affronter le monde. 

Sa vie était rythmée par deux choses : les repas de son mari despotique, qu’elle préparait et servait, n’ayant jamais osé lui dire d’aller se faire foutre, et les permanences qu’elle tenait chaque après-midi dans une association qui aidait les personnes nécessiteuses dans l’accomplissement de leurs formalités administratives. Avec les plus démuni.e.s, elle était d’une patience et d’une bienveillance remarquables, je n’en doutais pas. Avec les autres bénévoles, en revanche… J’étais étonné que cette activité désintéressée, prenante, qui nécessitait altruisme et ouverture aux autres, ne modifie pas son caractère. Mais non. Même là, les personnes qu’elle côtoyait ne trouvaient pas grâce à ses yeux ; elle ne les critiquait pas toutes, mais aucune ne suscitait de joie en elle. Une fois, m’avait-elle raconté, un homme lui avait proposé un café, puis une promenade autour d’un lac ; ça s’était mal terminé, elle l’avait envoyé paître.

– On a quand même passé l’âge de se conter fleurette dans un lieu bucolique, non ? C’est invraisemblable, cette infantilisation générale…

J’avais fini par comprendre que la personne contre qui elle nourrissait le ressentiment le plus fort, celle qui déclenchait en elle le plus d’aigreur, était elle-même. Car elle n’était pas bête, ce qui était son drame ; tout aurait été tellement mieux si elle avait été cruche. Or, elle savait que c’était elle qui avait effectué les mauvais choix et qui continuait à les faire. À l’exception de la mort de son fils, ses malheurs étaient dus à ses décisions et surtout à son incapacité à les remettre en cause quand elles n’étaient pas bonnes. De plus, le regard qu’elle portait sur la vie et les gens n’appartenait qu’à elle, et elle n’essayait pas de le modifier. Elle était consciente de cela, mais elle ne changeait rien ; elle continuait à renoncer. 

Me sentant aussi impuissant que compatissant, je décidai de prendre le taureau par les cornes. Pour la sauver, je devais bousculer Margareth. J’élaborai un plan avec deux options, que j’activerais l’une à la suite de l’autre. Si la première ne débouchait pas sur un changement de comportement de sa part, j’attendrais quelques semaines et je passerais à la seconde. 

La première option était plus difficile à réaliser que la seconde, même si elle pouvait être plus agréable. Je m’étais motivé en pensant à mon objectif – sauver Margareth – et, lors d’une de ses visites habituelles, alors qu’elle était encore debout dans le séjour – même s’asseoir dans un canapé lui paraissait une indécence –, je pris ses deux mains dans les miennes.

– Mais, William ?…

– Margareth, écoutez-moi.

– Mon Dieu, vous me faites peur !

Et elle se fendit d’un rire atroce pour cacher sa gêne.

– Venez vous asseoir.

Comme les profondeurs du salon lui faisaient peur, je nous positionnai sur deux chaises de la salle à manger.

– J’aimerais vous apporter un peu de douceur, dis-je en la regardant avec la plus grande bienveillance possible et en caressant avec mes pouces ses mains que je n’avais pas lâchées.

– Qu’est-ce que vous dites ? Et qu’est-ce que vous faites ?!

Mu par la force que j’avais mobilisée pour oser ma tentative, je nous levai et l’entrainai vers ma chambre.

– Venez.

La soudaineté de ma manœuvre, et la confiance qu’elle me témoignait, l’empêchèrent de protester avant qu’elle comprenne ce qui lui arrivait. Je l’allongeai sur le lit. Elle éclata de rire. Je crispai les oreilles, passai outre ce son difficilement supportable et commençai à l’embrasser sur le visage et dans le cou. 

– Mais ma parole, vous êtes en rut ! William, qu’est-ce qui vous prend ?

Elle tournait la tête vers le mur, mais son corps ne bougeait pas.

– Il me prend que nous nous connaissons un peu maintenant, et il me semble que nous pourrions passer quelques moments qui nous feraient du bien à tous les deux.

 – Ah ah ah ! se força-t-elle. William a envie de me déshabiller ! Il ne manquait plus que ça. Ah ah ah !

Pensait-elle que j’étais motivé par un désir égoïste ? Ne comprenait-elle pas que c’était pour elle que je tentais cette démarche difficile ?

Une de mes mains s’aventura sur son corps, mais je n’osais pas passer sous les vêtements. Son immobilisme et son absence de tendresse m’avaient fait perdre ma confiance. Je l’embrassai encore un peu, disons que je posai quelques baisers sur ses joues et son front, puisque ses lèvres à elle ne montraient pas la moindre envie de contact. Je remontai ma main jusqu’à ses épaules, ses cheveux.

– Vous ne voulez pas ? murmurai-je. Ça vous ferait du bien. Vous méritez de prendre un peu de bon temps.

Là, elle s’insurgea :

– Mais enfin William, on ne couche pas avec quelqu’un pour prendre du bon temps !

– Ben… si, il me semble. Et parce qu’on a confiance en lui, parce qu’il y a respect et affection réciproques.

– Mais non, William ! Je vous respecte trop pour me livrer à cette comédie avec vous. Je suis une vieille femme, et en plus je suis mariée !

Je me dégageai, sans oser m’allonger sur le dos, comme j’aurais pu le faire après l’acte s’il avait eu lieu. Je compris que c’était fichu, je n’avais pas réussi à forcer le blocage, à déclencher une envie. Je me sentis ridicule, appuyé sur un coude, au-dessus de cette femme habillée qui parlait en regardant le mur pour me convaincre de l’inanité de ma démarche. Quel fiasco…

Je me levai, honteux comme un homme qui n’a pas réussi à honorer une femme. Elle en fit autant et nous nous retrouvâmes dans le séjour.

– Je m’en vais, dit-elle. Et nous allons oublier cet incident.

Une bouffée de haine m’envahit. Un incident ! Cette conne n’était même pas capable de voir la générosité de mon geste. Merde alors !

Je respirai un bon coup pour ne pas me laisser gagner par la colère. Et je repensai à mon plan. La première option n’avait pas fonctionné, j’allais activer la seconde.

L’occasion se présenta plus vite que prévu. Je craignais qu’après la pitoyable séance du lit, Margareth ne se manifeste pas pendant longtemps, voire qu’elle ne se manifeste plus du tout. Mais cinq jours plus tard, elle m’appela :

– Je peux passer ?

Avait-elle réfléchi et changé d’avis ? Refroidi, j’essayai de me remotiver en urgence pour le cas où il me faudrait agir. Mais dès son arrivée, son état d’esprit fut clair : elle n’était pas venue pour regretter, mais pour m’engueuler.

– William, ce n’est pas bien, ce que vous avez fait. Vous avez voulu abuser de ma faiblesse. Vous m’avez perturbée. Vous…

Ce déversement de reproches m’aida à me mettre en situation pour créer l’électrochoc que je voulais tenter, la deuxième solution, puisque le contact des corps n’avait pas opéré. Je la laissai finir sans l’interrompre :

– … insupportable, vous n’avez pas le droit, vous comprenez ? Hein, de quel droit ? Je ne sais pas si je pourrai vous pardonner. Ça va être dur. Très difficile !

Elle avait prononcé sa diatribe debout, tournant sur elle-même au fur et à mesure qu’elle envoyait ses salves. Je m’étais assis. Quand elle se tut, je me relevai, aussi calme que le souhaitais.

– Ça y est, vous avez fini ? Alors maintenant, écoutez-moi.

– N’essayez pas de me convaincre, je ne le supporterais pas !

– Rassurez-vous, j’ai compris, et je ne suis pas prêt de recommencer l’expérience. Voilà ce que je veux vous dire. Vous êtes quelqu’un d’inintéressant, Margareth. Vous vous plaignez de votre vie, mais c’est vous qui l’avez réduite à une série de contraintes que vous êtes seule à vous imposer. Vous êtes pleine d’aigreur contre les gens que vous croisez dans la rue, parce qu’eux vivent, ou au moins essayent, alors que vous, vous avez renoncé.

– Oh !… Comment pouvez…

– Je n’ai pas fini. Oui, vous vous complaisez dans votre vie, dans votre médiocrité. Et vous savez pourquoi ? Parce que vous avez peur, vous êtes lâche. Vous supportez votre mari parce que vous ne voulez pas vivre sans sa carte bleue, vous me l’avez avoué plusieurs fois. Alors que vous avez une retraite, pourtant, et que vous êtes propriétaire. Mais vous êtes une petite bourgeoise qui ne pense qu’au confort et au qu’en dira-t-on. Malgré vos airs de militante zen et avant-gardiste, vous êtes d’un conservatisme effrayant ! Vous préférez passer à côté de la vie plutôt que de commettre un acte qui vous obligerait à sortir un peu de votre réserve. C’est désolant.

– Mon Dieu… Avec tout ce que j’ai fait.…

– Vous savez donner, dans certaines circonstances, mais vous êtes incapable de recevoir, et c’est gravissime. Vous croyez avoir le bon comportement, vous pensez que les autres sont dans l’erreur, alors que c’est l’inverse. Vous avez faux sur toute la ligne ! C’est lamentable.

Je m’arrêtai. Je n’étais plus tout à fait calme. Mon cœur battait fort et je tremblais. Margareth aussi tremblait. Nous étions à 1 m 50 l’un de l’autre, titubant, les yeux vitreux, comme deux boxeurs tâchant de reprendre leur souffle entre les coups. Je me dis : soit elle éclate en sanglots et se jette dans mes bras, soit elle fiche le camp et je ne la revois plus.

Fidèle à sa personnalité, c’est cette deuxième option qu’elle choisit. 

– Jamais je ne vous pardonnerai ça, William, jamais ! L’agression de l’autre jour, et aujourd’hui cet affront, ces insultes ! Vous êtes ignoble !

Elle s’en fut en claquant la porte. Je dis alors, pour moi-même puisqu’elle ne m’entendait plus, mais tout haut quand même :

– Je voulais vous faire réagir…

Il y eut réaction. Mais je ne l’appris qu’un an plus tard. Dans la boîte un matin, je trouvai une lettre en provenance de Brighton. Sur un beau papier, elle était ainsi libellée : « Mon cher William, Il y a un an jour pour jour vous m’asséniez mes quatre vérités, une semaine après avoir tenté de me déshabiller. J’avais mal réagi, dans les deux cas. Pourtant, aujourd’hui, je comprends vos actes et je tiens à vous en remercier. C’est exactement ce qu’il fallait faire, et cela ne m’étonnerait pas que vous ayez quelque peu forcé votre nature pour moi, pour sauver votre amie Margareth.

Il fallait m’enlever la carapace derrière laquelle je m’abritais et il fallait mettre à jour les raisons de mon attitude. Vous avez osé le faire, au risque de vous ridiculiser et de sacrifier notre amitié. 

Il m’a fallu trois mois pour cesser de pester contre vous et enfin reconnaître que vous aviez raison. Trois mois de plus pour quitter la maison, c’est-à-dire la prison volontaire dans laquelle je m’enfermais. Je vis aujourd’hui dans le sud, près de chez une sœur et une cousine. Nous formons une sorte de trio et, grâce à elles et avec elles, je rencontre pas mal de monde et me fais de nouveaux amis (ou plutôt je me fais des amis). Je marche, je chante et je danse (de la country !). J’ai même pris des cours, vous n’allez pas le croire, d’œnologie ! Je découvre le vin à 72 ans.

Pendant trois mois, j’ai été voir mon mari tous les lundis ; je lui apportais des courses, je lui préparais quelques plats pour la semaine, je mettais une machine à tourner… Surtout, je l’ai incité à se débrouiller, je lui ai montré ce qu’il devait savoir en termes de cuisine et de ménage. Avec une femme de ménage deux fois par semaine, il s’en sort. Je n’y vais maintenant qu’une fois tous les quinze jours ou trois semaines. Vous dire qu’il apprécie la situation serait exagéré, mais il s’y fait et il comprend qu’il a abusé pendant des années et qu’il n’a que ce qu’il mérite. Mais il n’est pas seul non plus, il a un frère et une sœur, un fils et une fille, des petits-enfants, et même un ami. Il n’est donc pas à plaindre.

Voilà, cher William, ce que je voulais vous dire. Aujourd’hui, j’aime ma vie, je suis fière de ce que je fais et de ce que je suis. Je ne pouvais pas dire cela il y a un an. Vous êtes celui qui a permis cette transformation, et je vous en suis infiniment reconnaissante. De tout cœur, merci. Venez me voir un jour à Brighton, pour que je vous offre à mon tour un bon thé, ou pourquoi pas un verre de vin.

Je vous embrasse, Margareth ».  

S’il y a une morale à déduire de cette histoire, c’est peut-être celle-ci : il n’est jamais trop tard pour changer son regard sur la vie, donc sa vie.

4 commentaires

  1. Prendre le risque de bousculer une amitié , quelque peu ennuyeuse faut bien admettre , pour l’aider à se libérer , à respirer , à vivre, quel beau plan!
    Une bouffée d’Amour qui a entrainé Margareth vers le Bonheur !
    Très beau texte .
    Espérons que cette lecture ouvrira le coeur des âmes du devoir …….

    Aimé par 1 personne

  2. J adore cette histoire ! Margareth me rappelle comme 2 gouttes d eau ma tante Simone, partie sans jamais connaître un homme aussi audacieux qui lui aurait changé la vie…

    Aimé par 1 personne

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