La post-humanité à l’hôpital

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(environ 8 minutes de lecture)

Dans le cadre de mon travail de recherche sur la réalité des rapports humains au XXIe siècle – c’est ce qu’il m’importe de montrer dans un roman, une nouvelle, un cours de culture générale, une formation à l’expression écrite ou orale –, 14 jours et 13 nuits d’hospitalisation furent un moment intéressant pour vérifier ou nuancer des constats préalables, eux-mêmes affinés au fil du temps. 

Avant de lister quelques observations effectuées lors des deux semaines passées dans ce concentré de société qu’est un Centre Hospitalier Universitaire, je voudrais à la fois introduire et synthétiser d’une phrase le résultat de mon enquête : des attitudes courantes entre deux êtres humains avant 2000 sont devenues rares à partir de 2020. Il a fallu vingt ans, d’internet, d’informations et d’individualisme, pour que ce qui était la règle devienne l’exception, vingt ans pour que les acquis de la civilisation se délitent et laissent la place à une nouvelle brutalité (sur ce que j’appelle la post-humanité, on peut lire la nouvelle Post-humanité à l’université, 3 septembre 2021, rubrique Des comportements dans le monde de demain).

Les proportions mises en évidence par le sociologue italien Vilfredo Pareto en 1900 me semblent toujours valables en 2022 : 80-20. En l’occurrence, les comportements qui étaient ceux de 80 % de la population avant 2000 ne concernent plus que 20 % de la population aujourd’hui, et vice-versa. Ce qui signifie que si votre regard sur le monde n’a pas évolué pendant ce laps de temps, si vous étiez dans les 80 % avant l’an 2000, vous êtes désormais dans les 20 % ; vous êtes donc en permanence choqué.e, frappé.e, déstabilisé.e par ce que vous constatez autour de vous. Car vous êtes devenu.e minoritaire.

Exemple : si vous vous étonnez qu’on ne soit pas d’emblée aimable à votre égard, quand bien même vous vous trouvez dans un établissement de service public, c’est que vous n’avez pas saisi le nouveau paradigme, vous datez de l’avant 2000. Car désormais, 80 % des employés de service public considèrent que vous devez être bienveillants avec eux avant qu’ils ne le soient avec vous. 

Voici donc les constats établis au cours de deux semaines d’hospitalisation dans un C.H.U. de la République française en 2022 : 

– 80 % des soignant.e.s au moins n’éprouvent pas de compassion pour les malades. La compassion, qui consiste à se mettre à la place de l’autre pour le soulager un peu de sa peine, n’est plus d’actualité. Pas une infirmière, pas une aide-soignante, pas une docteure (je n’ai eu à faire qu’à deux masculins sur une soixantaine de personnes médicales) qui ne vous permette d’exprimer votre douleur. Si vous osez dire que vous avez mal – dans un hôpital, ça pourrait se concevoir – et si vous n’adoptez pas une « positive attitude », les visages se ferment et vous êtes traité.e sans ménagement, puis oublié.e, et il faudra appeler plusieurs fois pour que quelqu’un vienne vous secourir. Une seule fois, le lendemain de l’opération alors que je souffrais, j’osai répondre « non » à la question « ça va ? » : « Ah bon ?! s’offusqua l’infirmière, vous n’êtes pas bien ici ?! ». Elle me palpa et me piqua durement, s’en fut, ne revint plus avant la reprise de son service le lendemain, au cours duquel elle ne cessa de me faire la gueule ;

– 80 % et même 90 % des soignant.e.s se fichent de savoir ce qui vous est arrivé. Sur les 60 soignantes que j’ai vues en 14 jours et 13 nuits, 1 seule m’a demandé pourquoi j’étais là. Que vous subissiez un deuxième cancer et que l’on vous ait amputé de trois organes majeurs n’intéresse personne. Une seule m’a demandé quelle était ma profession ; j’aurais pu être dentiste, cosmonaute ou employé de banque, rien à foutre. Aucune ne m’a demandé si j’étais marié et avais des enfants. Votre vie n’intéresse pas les soignants. Et, visiblement, ni leurs parents ni l’école ne leur ont appris les bases de la psychologie et de la politesse ;

– il n’y a aucune hiérarchie entre les malades. Ainsi, le soir de mon opération, alors que j’étais en situation difficile, j’ai hérité d’un deuxième patient dans ma chambre (alors qu’il y avait des chambres individuelles disponibles dans le service) qui m’infligea l’enfer, je veux dire 2 heures d’Hanouna, 2 heures de Bruce Willis et 2 heures de publicités. Pas une infirmière n’aurait eu l’idée de demander à mon colocataire de baisser le son. Éteindre la télé n’était pas une option ;

–  « Aujourd’hui à l’hôpital, on s’occupe des organes, pas des patients ». La formule vient d’un des nombreux anesthésistes que j’ai vus au cours des derniers mois, un être humain lui, un des 20 %. Ce constat est juste. Il n’y a rien à dire sur le côté technique, chacun fait son boulot et le fait plutôt bien, car les moyens sont là. Le chirurgien se soucie de vous retirer la tumeur, mais peu lui importe l’avant et l’après, ce n’est plus son problème. Une infirmière s’occupe des pansements, le reste l’indiffère. Une autre vérifie le débit des perfusions, ni plus ni moins. J’eus une douleur forte et persistante au bas du ventre, qui rendait douloureux le moindre mouvement ; chaque matin au moment du bilan, je la mentionnais comme mon problème principal. Mais comme ce mal ne correspondait à rien que l’on pût rattacher à l’opération, personne ne le prit en charge. Au bout de 6 jours, une interne accepta de jeter un œil, mais en déduisit que ce devait être un contrecoup et que cela allait passer « Le patient dans sa globalité », pourtant mis en avant dans les discours sur le soin et le care, n’est vu par personne à l’hôpital ;

– certes, on vous demande chaque matin de situer votre niveau de douleur entre 0 et 10. Mais que vous répondiez 1 ou 9 ne change rien. L’aide-soignante note et vous souhaite une bonne journée d’un air enjoué. Vous avez intérêt à répondre de la même manière, comme si vous n’aviez pas mal, sans quoi vous serez ostracisé.e. On ne traite la douleur que si elle parait normale au personnel et que si le patient se comporte comme on le souhaite ; 

– 80 % des soignant.e.s n’ont pas de problème de surmenage et de manque de temps. Avant même la dernière hospitalisation, j’avais constaté cela dans trois autres hôpitaux et en parlant avec des infirmières que j’ai formées à l’épreuve écrite du concours de cadre de santé. En dehors de quelques services et de quelques périodes, les soignant.e.s français.es ont le temps d’effectuer les tâches qui leur sont dévolues et de s’accorder des pauses. Les plannings sont le plus souvent établis dans l’intérêt de chacun.e et les horaires permettent des récupérations intéressantes ;

– dès que j’ai pu marcher, pour rythmer un peu des journées trop longues, j’ai été chaque après-midi avec ma blouse pathétique et ma perfusion sur roulettes boire un thé dans une petite salle en principe dédiée aux patients et aux familles. Je me faisais mon thé, m’asseyais et lisais un livre que j’avais emporté (une biographie d’Elon Musk, puis le dernier Houellebecq). Je restai là environ trois quarts d’heure, la porte ouverte sur le couloir où passaient les soignant.e.s, d’autant plus nombreu.x.ses que les bureaux des médecins et des infirmières se trouvaient juste à côté. Je souriais quand je croisais leur regard. Eh bien pas un.e ne m’a souri, pas un.e ne m’a même dit un seul mot. 10 jours de suite, 10 jours de regards hostiles. Vous m’avez vu et vous m’avez ignoré. J’étais devant vous malade, et vous m’avez méprisé. J’étais seul et vous m’avez laissé seul. J’étais triste et vous m’avez laissé triste ; 

– il y avait sans doute encore plus seul que moi, car ma mère, mes sœurs et des ami.e.s sont venus me voir. Mais personne ne se soucie de la solitude à l’hôpital. Qui sont les malades derrière les portes fermées ? Pourquoi les infirmières ne suggèrent-elles pas à untel d’aller parler avec untel ? Pourquoi n’essaye-t-on pas d’entourer un peu celles et ceux qui sont les plus isolé.e.s ? On pourrait donner une utilité aux malades, ils pourraient se soutenir les uns les autres. Une fois, apercevant une porte entrouverte, j’osai la pousser et tombai sur une vieille dame assise sur son lit. « Bonjour. Je suis dans une chambre un peu plus loin. Vous êtes là pourquoi ? » Nous nous mîmes à parler, il y eut des sourires et des larmes, et ces mots échangés nous firent du bien à tous les deux. « Merci d’être venu, me dit-elle, et bon courage à vous ». Elle partait le lendemain. Trois jours plus tard, je croisai une autre patiente et l’interpelai. Elle souffrait d’un diabète sévère et me confia longuement son angoisse sur son mode de vie à venir. Après quoi elle avoua : « Vous êtes le premier à qui je peux parler. On a l’impression que si on se plaint, on les dérange ». En effet, le malade semble surnuméraire, il gêne le bon fonctionnement de la machine. Un hôpital sans malades, voilà l’idéal, l’objectif à atteindre ;

– face à l’adversité, j’essaye, comme tout le monde, de mobiliser les armes à ma portée. Quand je me trouve confronté à un comportement post-humain qui me fait du mal, j’essaye de l’absorber en me disant deux choses : 1, n’oublie pas que ce post-humain a un passé qui peut-être explique son attitude, 2, essaye de le ramener à son humanité première en allant dans son sens pour ensuite rétablir des connexions endommagées. À cet égard, ma plus belle réussite eut lieu au cours des trois nuits du deuxième week-end. Le vendredi, l’infirmière revêche qui passa dans la chambre sur le coup de 22 h 30 (elle était de service de 21 heures à 7 heures) refusa de me donner la tisane sucrée que je demandai poliment et que l’on me proposait ou m’accordait chaque soir (j’avais la gorge très irritée) : « Écoutez, on va voir, on finit le tour, on n’a pas le temps pour ça ». Le deuxième soir, samedi – j’avais préparé mon attitude et mon propos –, je me montrai docile et demandai à la peau de vache avant qu’elle quitte la chambre : « Est-ce que je peux aller chercher une tisane dans le petit salon ? ». Elle me regarda et consentit : « Si vous voulez ». Le troisième soir, dimanche, je me montrai charmant malgré sa rugosité et même lui parlai d’un reportage que je venais de voir sur Florence Nightingale, pionnière des soins infirmiers au XIXe siècle, pour qui l’attention au malade était primordiale dans la guérison. La revêche embraya et sembla s’approprier les préceptes de Nightingale, que pourtant elle ne respectait pas jusque-là. Elle rangea ses appareils de mesure et, avant de partir, me lança : « Je demande à Sylviane de vous apporter une tisane » ;

– les pensées positives que l’on peut formuler sont des outils précieux. J’avais ainsi préparé un stock de mantras concoctés par mes soins, que je vous épargne ici. Mais ces pensées positives n’ont pas empêché une pensée douloureuse de s’immiscer dans mon cerveau trop disponible. Dans le souci légitime de relativiser mes misères dérisoires, le souvenir de la fin de vie de mon père me prenait à la gorge. Alors que j’aurai passé 2 petites semaines à l’hôpital, en pouvant me nourrir, me déplacer et parler, lui en avait passé 20 après son dernier AVC sans pouvoir se lever, sans pouvoir s’alimenter, sans pouvoir articuler un seul mot. Et tout à fait conscient. Comme il était incapable de répondre aux codes inhumains de la post-humanité, on imagine trop bien comment il fut traité. Avec mes frères et sœurs, j’ai fait ce que j’ai pu pour qu’on l’endorme et qu’on arrête de l’alimenter artificiellement. Mais ce fut beaucoup trop long, trop tardif. Quand je pense aux 4 mois et 10 jours qu’a vécu cet homme prisonnier de son corps qui ne répondait plus et de son cerveau qui continuait à tourner, mon sang se glace, je me mets à trembler. Un de mes plus grands regrets, une des plus grandes lâchetés de ma vie, est de ne pas avoir eu le courage de tuer mon père alors qu’il agonisait en toute conscience sur son lit d’hôpital sans pouvoir ni bouger, ni parler, ni manger ; 

– l’autorité d’une infirmière s’impose dans sa manière d’ouvrir la porte de la chambre. Une bonne ouverture de porte, ce sont les murs qui tremblent et un déplacement d’air qui dépressurise la pièce en une seconde. Dès lors, avant même qu’elle ait prononcé un mot, avant même que vous ayez aperçu sa blouse blanche, vous êtes déjà soumis et obéissant car vous savez qu’elle a les moyens de vous être désagréable. Certaines loupent leur entrée, mais à peu près aucune ne loupe son départ : il suffit de claquer la porte à toute force. Les meilleures provoquent une onde de choc qui traverse les parois du couloir sur tout l’étage ;

– c’est plus anecdotique, mais les couvertures sont trop courtes, les draps sont trop grands et les oreillers sont cabossés. Je le savais d’expérience et avais donc prévu le matériel adéquat pour remédier à ces inconvénients étonnants. Les repas ne sont pas mauvais – il faut dire que, lorsque vous revenez de loin, un bouillon et une biscotte vous semblent le sommet de la gastronomie –, mais on vous arrache le plateau moins de 20 minutes après qu’il vous a été apporté. Un des bons moments de la journée est ainsi tronqué par des aide-soignantes qui veulent gagner quelques minutes pour finir leur service plus tôt que prévu ;

– la post-humanité à l’hôpital sévissait déjà lors du diagnostic (j’en parlerai une autre fois), elle a continué lors du suivi post-opératoire. Un exemple parmi d’autres : il était convenu avec la docteure (excusez-moi, mais je trouve « le docteur » ridicule pour une femme) que je lui enverrais chaque semaine les résultats d’analyses pendant un mois. Elle me donna son adresse mail. Or, chaque fois que j’ai envoyé un mail à cette adresse, puis en désespoir de cause au secrétariat du service, la sécurité de l’hôpital bloquait mon mail : « Le message décrit ci-dessous a été bloqué par l’antivirus car il viole la politique de sécurité du CHU. Le destinataire du message peut demander au service informatique la libération du message bloqué par ticket GLPI, de catégorie « Déblocage de Mail” ». J’appelai le service, que j’eus toutes les peines du monde à obtenir, après avoir suivi le robot vocal et tapé les touches sur mon clavier. La secrétaire me dit qu’obtenir un « ticket GLPI » pour débloquer un mail prenait aux moins 15 jours, et qu’elle ne pouvait pas me passer la docteure, ce n’était pas la procédure. Ainsi, je ne pus communiquer ni par mail ni par téléphone des résultats, inquiétants, qu’on m’avait demandé de transmettre par ces canaux. D’une manière générale, l’e-administration est une manifestation de la post-humanité : si vous n’entrez pas dans une case prédéfinie et si l’application n’est pas adaptée à votre cas, vous êtes exclu.e et vous pouvez mourir. Encore une fois, votre vie, c’est-à-dire votre mort, n’intéresse personne.

Telles sont mes remarques relatives à l’hospitalisation d’un patient en 2022. J’ai été confronté à 80 % de post-humains, qui m’ont cependant fourni leurs compétences techniques, et à 20 % d’humains, qui m’ont en plus donné leur humanité. Parmi ces humaines, je retiendrai les visages de Naïma, Coline et Marie-Claude, de quelques autres aussi dont je n’ai pas repéré les noms ; le jour et la nuit, vos mains et vos mots m’ont soutenu et réconforté, je ne l’oublierai pas.

J’ajoute que j’ai la grande chance d’être malade en France, de pouvoir être soigné dans de bonnes conditions – même si l’on voit que l’on pourrait facilement faire mieux –, gratuitement ou presque. Honte aux polémistes et aux politiciens qui affirment que l’hôpital ne marche plus. Il marche globalement bien. Avec des post-humains.

15 commentaires

  1. Hélas, la vie nous apprend parfois à nos dépends, que le genre humain est souvent conditionné par la structure dans laquelle il travaille. L’absence et /ou la perte d’humanité ne font plus partie des obligations professionnelles et le serment d’hippocrate : “Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux » n’est pas partagé avec l’ensemble de l’équipe des soignants qui n’y est pas forcément assujetti,….
    Le malade est faible et souvent seul face à l’Hôpital qui l’infantilise, il peut ainsi tuer dans l’oeuf toute forme de revendication qui serait humainement légitime! une tisane par exemple..
    Bravo et bon courage . Didier

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  2. Cher Pierre Yves, C’est un réel plaisir de vous lire à chaque fois. Ma première question est : comment allez-vous ? Certes les blessures de l’âme sont aussi douloureuses que celles du corps……. mais nous pouvons le constater une fois encore avec les événements en Ukraine, il y a souvent un ressort inattendu dans le comportement des gens ! ……. Quand les évènements se présentent, le cœur est ouvert ; restons contre tous optimistes sur le comportement humain. C’est ce que l’on peut nommer la foi en l’avenir.

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    1. Daniel, je partage votre avis sur les « ressorts inattendus » et le « cœur ouvert », vos deux jolies formules qui montrent qu’en effet, même si les faits sont critiques et que la situation est grave, il ne faut pas désespérer du genre humain. Où que nous soyons, quoi que nous fassions, on peut chaque jour essayer de mettre un peu d’humanité là où elle fait défaut.

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  3. On imagine les cercles vicieux qui peuvent s’installer : le patient, moins bien pris en considération, récupère moins bien de son opération, connaît des complications et revient plus vite à l’hôpital (ce que je ne souhaite à personne et, en particulier, pas à l’auteur de ce témoignage). Pendant ce temps, les personnels de santé, eux-mêmes soumis à ce genre de situations dans leurs vies personnelles et professionnelles, se referment encore plus sur eux et sont encore moins empathiques. Pour sortir de cette spirale : bienveillance, détachement, capacité à pardonner ?

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    1. Cyrille, merci de ce commentaire. Cercle vicieux, en effet, qui fait que la post-humanité se propage très vite. « Bienveillance, détachement, capacité à pardonner », oui indispensable, mais aussi examen objectif des faits et opposition sans concessions (autant que faire se peut…) à ceux (médias, politiques, responsables professionnels…) qui fomentent cette post-humanité. Puissent les 20 % être assez forts pour tenir et, petit à petit (il faudra des décennies) réparer les post-humains ou recréer des humains.

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  4. Difficile de cliquer sur « j’aime » en bas de ce constat !! Et j’en suis même doublement attristée… Ce serait intéressant de l’envoyer dans le service.. sauf que l’on ne pourrait pas voir comment ils réagiraient !

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  5. Vous avez mis le doigt sur quelque chose d’essentiel, que je n’arrivais pas à formuler. C’est ça ; dans 80 %, nous n’avons plus en face de nous des individus qui se comportent comme les humains se comportaient jusque là. Tout s’explique. Pourvu que les 20% tiennent bon..

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  6. Vous nous avez habitués à des fictions hebdomadaires et au plaisir de les découvrir.
    Cette fois, c’est la réalité…
    J’essaie de faire partie des 20%
    et vous accompagne, même de loin, de toute mon amitié.
    Joëlle

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  7. Les fous, ils n’ont pas vu la chance qui était là tout près de pouvoir échanger avec toi…
    … et comme je l’avais prédit tu as fait de ces instants une histoire positive et constructive à nous offrir en cadeau 😉 trop fort Plum! Tu es reparti allégé de quelques organes et riche d’une expérience singulière 🧐 . Ravie de t’avoir diverti qq minutes dans ces journées un peu longuettes… bizzz

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  8. Quel uppercut! Quel texte sans concessions!
    Mais je refuse de souscrire à cette vision de l’humanité dégradée. Pour autant, je n’ai pas la légitimité de l’auteur de la nouvelle qui s’appuie sur ses observations pour poser ses affirmations.
    Comment le soignant peut-il oublier qu’il soigne son semblable, et qu’un jour, à son tour, ses semblables auront à veiller sur lui?

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    1. Pas facile, je sais bien, d’admettre la réalité de cette post-humanité. Si les remarques et déductions m’appartiennent, je garantis que les observations sont véridiques. Ce sont des constats. Merci de votre contribution.

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