(environ 2 minutes de lecture)
Lectrices et lecteurs,
Avant de vous laisser lire mon poème, je vous informe que je viens de créer une page Facebook et un compte Instagram, sur lesquels je publierai chaque semaine un texte mis en voix, en musique et en images. Il me semble que la brièveté d’un poème se prête bien au format de ces réseaux, et je me dis que ça vaut le coup d’essayer. Je voulais en tout cas tenter de créer de petites vidéos à partir des poèmes, je m’y suis mis. Vous trouverez déjà 3 vidéos prêtes, une avec le poème du jour ci-dessous, deux autres avec des textes que vous avez déjà lus ici.
Si vous pouvez vous abonner, c’est-à-dire me « suivre » sur ces réseaux, vous m’aiderez à élargir mon lectorat, car plus un compte a d’abonnés plus il est mis en avant. D’avance merci.
J’espère surtout que vous trouverez dans ces mises en voix et en images un moyen supplémentaire d’apprécier la littérature, c’est-à-dire la réflexion, l’évasion et l’émotion.
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Septembre
L’air exhale ce soir un parfum de fruits mûrs
Et j’irais bien m’asseoir au bout du petit mur
C’est la fin de l’été on a repris l’école
Mais on veut profiter de l’ambiance agricole.
–––
On est un peu gêné de cette nonchalance,
On doit se raisonner on n’est plus en vacances
Une angoisse diffuse imprègne nos matins
Nos pensées sont confuses et nos cœurs incertains.
–––
Un indice important nous échappe et nous guette,
Un sentiment latent s’attarde sur nos têtes.
On prolonge le hier pour aider le présent
On retient ses arrières pour aller de l’avant.
–––
Il faut avancer vite, il y a trop de bruit
On risque la bronchite on se coltine autrui.
Alors on se souvient des moments de chaleur
Quand lentement survient l’inverse du malheur.
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Les pommes et les noix ont remplacé les pêches
Quelques feuilles tournoient plus rien ne les empêche.
J’ai tant de choses à faire, j’ai peur de ne pas vivre,
Les idées interfèrent, il y a tous ces livres.
–––
Viendras-tu si j’y vais ? Sens-tu la même chose ?
En juillet on savait se contenter des roses.
Je crois bien qu’au-delà de la douceur de l’air
J’aimerais t’avoir là quand la vie s’accélère.