Le jour où je t’ai vu

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Nous nous croisions l’été, en famille à Noël,

Nous étions connectés via les voies officielles,

Je n’étais qu’une enfant tu étais un adulte

Tu jouais l’éléphant, je me savais inculte.

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Mais sous le vin glacé au soleil de juillet

Je me suis confessée car toi tu m’écoutais.

Alors j’ai senti comme une brûlante flamme

Tu représentais l’homme et je devenais femme.

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Qu’ai-je perçu de toi qui soudain m’attira ?

Qu’as-tu pensé de moi qui te considéra ?

J’ai bien vu dans tes yeux que c’était réciproque

Un truc assez sérieux, ni un jeu ni provoc.

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Je suis partie le soir comme si rien n’était

Mais même sans te voir je nous représentais :

Tu serais mon amant nous formerions un couple

Tu voudrais un moment mon corps fin, doux et souple.

–––

Dis, est-ce que je rêve ? Je sais bien cependant :

Tu m’as vu comme une Ève, tu es mon bel Adam.

Je sais que tu partages mon désir inédit

Peu importe nos âges et tout ce qui est dit.

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Apprends-moi s’il te plait comment mieux me mouvoir

Sois ce que je voulais même sans le savoir

Guide-moi de tes verbes aide-moi de tes doigts

Fais de la femme en herbe celle qui a le droit. 

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Sans doute faudra-t-il ne pas nous dévoiler

Mais nous serons subtils dans nos baisers volés.

En restant invisibles, nous serons invincibles

Et nous rendrons paisible un amour impossible. 

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