Lumières dans la nuit

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Le néon circulaire du nouveau multiplex

Les enseignes du bar et de la discothèque

Le laser mystérieux qui transperce le noir

Les ombres des camions qui défoncent la route.

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Le rouge des voitures qui montent la colline

Les lampadaires orange tels des témoins muets

La lune blanche et ronde éclairant les nuages

L’avion Paris-Houston clignotant dans le ciel.

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Des rues abandonnées, des lueurs incertaines

Quelques maisons éparses, des bâtiments serrés

L’hôtel un peu plus bas, solitaire et blafard 

Devant les bois opaques où l’on ne va jamais. 

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Des lampes qui s’éteignent dans un immeuble en face

Des écrans bleus et gris agités et stupides

La silhouette qui va d’une pièce à une autre

Un chat indifférent qui voit sans regarder. 

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Une sirène au loin, stridente et menaçante

Un feu de cigarette, une âme qui se chauffe

L’acier qui étincelle, une clé une lame

Une flaque incolore qui brille dans la nuit.

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Des assassins qui tracent au volant de leur arme

Le cycliste qui roule, imprudent sans ses phares 

Des cheveux, une jupe, une peau d’ambre et d’or

Et les reflets sur l’eau de toutes ces lumières.

Un commentaire

  1. Voilà comment le poète nous perd et nous gagne : où sommes-nous ? On ne sait pas, avec comme maigre indice le Paris-Houston, et encore. Mais on gagne à se laisser emporter dans une atmosphère urbaine, faite de solitude et de rêverie.

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