(environ 1 minute de lecture)
Excuse-moi mon fils, je m’en vais ce matin.
La mort crève de faim et le hasard veut rire,
C’est mon tour c’est mon heure et je n’ai rien à dire,
Si ce n’est que je t’aime quel que soit le destin.
–––
Une chose pourtant attriste mon départ,
Te laisser ici-bas sans le moindre rempart ;
Je ne suis pas content de passer avant toi,
Nous sommes à mi-course et déjà je m’assois.
–––
Je n’ai jamais compris la logique de l’âge
Ainsi l’on pourrait faire, et puis se détacher.
Il me semble au contraire qu’on ne doit pas lâcher
Et ne jamais partir sans ceux que l’on engage.
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C’était une folie de te mettre en ce monde,
Je l’ai su un peu tard, sache me pardonner.
Si au moins j’avais pu, au sortir de la ronde,
Fermer tes yeux d’abord, ne pas t’abandonner.
–––
Mais l’idiotie commande même aux meilleurs des hommes
Je n’étais pas mauvais, un peu incompétent,
Inconscient sûrement, rien que normal en somme :
À peine on sait on meurt, on n’a jamais le temps.
mon ami ,
il faut toujours croire en l’Esperance. ❤️❤️❤️
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triste mais beau, réaliste…
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triste mais réaliste,
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c’est d’une beauté rare. Chaque vers nous bouleverse
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J’apprécie ta poésie, merci PY 😉
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C’est beau! Mais peut-on souhaiter que nos enfants partent avant nous? Je ne le crois pas.
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