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Tout au long des semaines ils restent face à face
Les uns se sont assis l’autre se tient debout
Ils se maîtrisent ainsi du début jusqu’au bout
Et les heures se trainent dans la salle de classe.
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Chacun a son discours qui ne plait à personne
Le prof doit imposer seul son autorité
Les élèves rusés doivent la contester
Et l’ennui suit son cours jusqu’à ce que ça sonne.
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Des tensions apparaissent des relations s’instaurent
Il y a les râleurs les toujours fatigués
Les belles et beaux parleurs celles qui sont droguées
Les rois de la paresse ceux qui n’ont jamais tort.
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Rejetons d’un système prisonniers de ses normes
Ils sont irresponsables ces garçons et ces filles
Ils se pourraient capables en dépit des familles
Mais on nie le problème la concurrence énorme.
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À l’heure de l’IA on reste au tout papier
Et les maîtres professent les lois académiques
À peine s’ils connaissent les enjeux numériques
L’école ne mue pas et le pays perd pied.
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L’institution est sourde à ces nouveaux errants
La faute aux syndicats qui brisent tous les rêves
Se fichent de la casse et figent par la grève
Les programmes absurdes les rythmes aberrants.
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Vieux enfants qu’on accable des leçons du passé
Assommés de matières d’analyses inutiles
On leur apprend l’hier et ils deviennent hostiles
Avachis sur les tables ils semblent trépasser.
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Les notes sont si hautes qu’ils ont bac et brevet
Mais le monde le sait ils ne valent plus rien
Le ministère français est rempli de vauriens
Gigantesque est la faute de ces gens si mauvais.