(environ 1 minute de lecture)
Quand la lune s’éveille, je sors des mots des vers
Et je vais prestement préparer mon repas.
Puis, subrepticement, car ça ne se fait pas,
Je sors une bouteille et je me sers un verre.
–––
J’ajoute une coupelle de tuiles qui croustillent
Et je vais m’installer devant la table basse.
La première gorgée me brûle et me tabasse
Le pur malt interpelle la gorge et les papilles.
–––
Les grains d’orge ont ambré au fumet de la tourbe,
Je fais parfois jouer le glaçon dans la courbe,
Un autre centilitre, le feu atteint le cœur.
–––
Il faut fendre l’armure pour pouvoir avancer
Ai-je, à quelque titre, mérité la liqueur
Que s’octroie l’homme mûr pour ne pas renoncer ?
On s’y croirait !Le gin fizz a-t-il les mêmes vertus?
J’aimeJ’aime