Le whisky du soir

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Quand la lune s’éveille, je sors des mots des vers

Et je vais prestement préparer mon repas.

Puis, subrepticement, car ça ne se fait pas,

Je sors une bouteille et je me sers un verre. 

–––

J’ajoute une coupelle de tuiles qui croustillent

Et je vais m’installer devant la table basse.

La première gorgée me brûle et me tabasse 

Le pur malt interpelle la gorge et les papilles.

–––

Les grains d’orge ont ambré au fumet de la tourbe,

Je fais parfois jouer le glaçon dans la courbe,

Un autre centilitre, le feu atteint le cœur.

–––

Il faut fendre l’armure pour pouvoir avancer 

Ai-je, à quelque titre, mérité la liqueur

Que s’octroie l’homme mûr pour ne pas renoncer ?

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