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Et puis bon an mal an on arrive à la mort
On ne sait pas vraiment si l’on n’a pas eu tort
De croire en la promesse d’une existence en or
À l’heure de la messe on est pris de remords.
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L’aigreur de l’amertume suinte par tous les pores
Même avant le posthume on regrette on déplore
Bien sûr on ment on cache on se présente fort
La vérité nous fâche mais on sourit encore.
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Hélas les faits sont là, sévère est le rapport
On se l’avoue parfois quand tout le monde dort
Nous avons échoué malgré tous les apports.
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Il nous faut décéder, renoncer à l’aurore
Rien n’atténue nos fautes, rien ne sauve nos corps,
La conscience nous ôte tout dieu tout réconfort.
Beau poème
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« Nous avons échoué malgré tous les apports » : à 20 ans on a éventuellement peur d’échouer mais, généralement, on ne mesure pas ce que nous ont apporté tous ceux qu’on a croisés sur sa route.
A 60 ans, on constate qu’on a plus ou moins échoué et, en tout cas, on mesure mieux ce qu’on doit aux autres.
En résumé, encore un texte dur mais empreint d’une sagesse liée aux décennies traversées par l’auteur.
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C’est si triste et si beau à la fois! Et d’une qualité « technique » exceptionnelle. Comment faites-vous? Il faut que beaucoup plus de monde connaisse vos poèmes, et vos nouvelles.
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Le Pierre-Yves poète se révèle un peu plus chaque semaine. Un régal! Merci.
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