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Je la coiffais sérieux le matin et le soir
Je peignais ses cheveux, ses pensées, ses histoires,
Prenais dans mes phalanges ces longues tiges d’ange
Tels des crins que l’on range, des grains que l’on vendange.
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Elle savait si bien les gonfler les lisser
Dans ses si jolis liens j’aimais à me glisser.
Elle avait tant d’allure et riait de l’effet
De cette chevelure à l’éclat si parfait.
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Qu’étaient-ce que ces fils, du cuivre ou de la soie ?
Et à qui étaient-ils, à elle à moi à soi ?
Sous son ciel capillaire je retrouvais de l’air.
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Simplement locataire je voudrais, téméraire,
Aidé de son amour qui me rend si heureux
M’endormir pour toujours les doigts dans ses cheveux.
elle a bien de la chance la femme pour qui vous avez écrit ce super poème
Lucie
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