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D – Transparence, surveillance… et la lumière fut
La transparence devint la règle, puis la norme, puis l’évidence. Quand les pionniers californiens de la tech proclamaient dès le début du siècle la fin de la vie privée, ils n’avaient pas tort. Ce n’était pas pour autant la fin de la liberté, nous y reviendrons dans notre troisième partie. Ce qui est vrai, c’est que les interfaces cerveau-machine, généralisées depuis 2035, rendaient impossible toute dissimulation durable. Les flux physiologiques, émotionnels et cognitifs circulaient en permanence dans les réseaux urbains. Les administrations purent alors affirmer, sans soulever de protestations majeures, que, selon la formule du président européen, « un monde sécurisé doit être un monde lisible ». Les alignés acceptèrent globalement cette idée : car pouvoir lire, c’était pouvoir prédire. La prédictibilité devint donc un service aussi essentiel que l’énergie ou l’eau potable.
Concrètement, cela se passait ainsi : les données de chaque individu étaient systématiquement mises à jour en début d’année. Elles étaient ensuite actualisées autant que nécessaire, selon la mobilité sociale ou la transformation physique de l’individu. Tout cela se réalisait de manière imperceptible, sans besoin d’immobilisation ou de déplacement. Le mur-écran panoramique, la station biométrique et l’algorithme domestique de la pièce pivot des logements, dont j’ai parlé dans le sous-chapitre précédent, que l’on pouvait relier au réseau global à volonté, étaient les interfaces idoines pour ces synchronisations.
Les derniers naturels posaient un problème. Non équipés des connexions nécessaires, souvent rétifs à la nouvelle vie sociale, ils échappaient au réseau global. Imprévisibles, versatiles, incapables de réguler leurs pulsions, ils étaient sources de danger. On surveillait donc leurs mouvements et déplacements, dans un souci d’« accompagnement préventif ». Le mot changeait d’un pays à l’autre, mais derrière la nuance lexicale se déployait toujours la même conviction : il fallait protéger les alignés des derniers Sapiens non optimisés.
De toute façon, on avait mis en place les systèmes de surveillance qui semblaient indissociables de la transparence. Se généralisèrent ainsi, à partir de 2040, les Systèmes de Médiation Anticipée (SMA). Ces programmes détectaient les prémices d’un conflit avant que les intéressés eux-mêmes n’en aient conscience. Un mouvement ou un regroupement suspect, un bug cybernétique, un comportement dangereux, des prises de parole problématiques, suffisaient à déclencher une intervention. Des mini-drones apparaissaient, silencieux, pour proposer – imposer si nécessaire – une pause dans les mouvements, une guidance respiratoire, ou une dose de régulateurs hormonaux. Ce n’était pas précisé, mais on savait qu’au besoin le drone alerterait les forces de pacification (ce mot avait tendance à remplacer celui de sécurité ; le « maintien de l’ordre » était elle une notion connotée XXe siècle).
Transparence et surveillance impliquaient un travail colossal de collecte et de traitement des données ; avant la mise au point et la généralisation des systèmes informatiques quantiques, le volume des data centers avait atteint des proportions gigantesques : alors qu’il y en avait 12 000 en 2025 (5500 aux USA, 450 en Chine, 320 en France), on en comptait… 120 000 en 2045. Cependant, je tiens à préciser que s’ils consommaient, essentiellement pour leur refroidissement, 2 % de l’électricité mondiale en 2025, cette proportion n’augmenta pas (en raison des immenses progrès réalisés pour l’utilisation de l’énergie, je vais y venir), alors que leur nombre avait été multiplié par 10 et leurs capacités par plus de 100.
Dès 2030, voire un peu avant, avait donc commencé l’ère du « dataïsme », pour reprendre l’expression de l’historien israélien Yuval Noah Harari, auteur dont Papa dévorait les livres tant il appréciait l’approche multidisciplinaire et la remise des choses en perspective dans un temps long, avec en plus une précision bluffante. Néanmoins, dans ce deuxième quart du siècle, les cultures ancestrales empêchaient encore un traitement global et une approche mondiale des problèmes, seule échelle pourtant pertinente si l’on voulait sauver la planète terre. Mais les occupants de celle-ci, fussent-ils alignés, avaient encore du mal à se considérer comme les mêmes quel que soit leur lieu de naissance. Même si les communautarismes qui s’étaient entretués à partir de 2029 faisaient moins recette, des nationalismes imbéciles subsistaient ; on voyait encore des crétins agiter des drapeaux bleu blanc rouge, différents, certains Russes, d’autres Américains, d’autres Anglais, d’autres Français. Je voudrais illustrer cette persistance des cultures historiques par 2 événements apparus au cours de ces années 2025-2049.
Lorsque, dans les fjords islandais, le dégel libéra une souche bactérienne inconnue, résistante au froid et aux métaux lourds, le gouvernement se trouva devant un choix que d’autres États avaient éludé : contrôler l’information ou la rendre accessible. L’option choisie fut radicale. Toutes les données – séquençages, analyses environnementales, scénarios de propagation – furent publiées en temps réel. Les décisions du comité de crise furent transmises en direct, chaque désaccord consigné, chaque incertitude explicitée. Cette politique de transparence totale, surnommée « spectre visible », réduisit la panique, soutint la mobilisation civique et attira une coopération internationale rare. Les équipes du SMA nordique purent s’appuyer sur cette base : le partage des données et la confiance publique qu’il impliquait devinrent la première forme de prophylaxie. Si l’Islande résista mieux que d’autres, ce n’est pas qu’elle fut moins exposée, mais qu’elle choisit d’exposer ce qu’elle savait.
D’autres nations, au contraire, adoptèrent une stratégie où la gestion de la menace biologique devint indissociable du contrôle social. Ce fut le cas de l’Inde, où les moussons erratiques firent alterner inondations catastrophiques et poches d’eau stagnante bourrées de bactéries tueuses au cœur des mégalopoles. L’expansion soudaine d’une population de rongeurs porteurs d’un virus montagnard hémorragique prit de court les autorités déjà engagées dans des conflits hydriques internes liés au Gange et au Brahmapoutre. La réponse fut technologique : la mise en place du réseau Pratyaksha, un dispositif de surveillance intégrale combinant drones thermiques, capteurs biologiques et notation sanitaire obligatoire des quartiers. Les SMA indiens y jouèrent un rôle ambigu : médiateurs entre habitants et État, mais aussi pièces d’un appareil de suivi omniprésent. Ici, la logique de la surveillance fut présentée comme un impératif sanitaire, alors même que les habitants comprenaient qu’on les contrôlait davantage qu’on les soignait.
Ces réponses différentes – la transparence islandaise, la surveillance indienne – révélaient la résistance des émotions humaines face à la perfection technologique ; on pouvait ou s’en réjouir – j’étais plutôt dans ce cas – ou regretter le maintien de différences qui pouvaient entraîner des divisions – c’était plutôt la position de Papa, qui, tellement désespéré par ce qu’était devenu Homo sapiens nourri aux loisirs et aux écrans, trouvait que la transformation n’allait pas assez vite.
Quoi qu’il en fût, les SMA tentèrent de maintenir partout le lien entre science et société, entre information et confiance, entre soin et stabilité politique. Mais leur action, encore balbutiante, se heurtait aux archaïsmes millénaires : chaque région du monde avait sa propre définition de l’urgence et de la responsabilité. Le vivant n’était pas seulement un enjeu biotechnologique ; il était encore l’arène où se jouait le rapport au monde.
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Je voudrais terminer cette seconde partie de mon Histoire du XXIe siècle (2025-2049) dans la lumière. Quand j’écris lumière, je veux signifier la plus forte, la plus belle, la plus chaude : celle du soleil. Papa nous avait souvent dit, à mon frère et à moi quand nous étions petits et que nous nous promenions au grand air :
– Enfants, écoutez ça : le jour où nous saurons capter 1 heure d’énergie du soleil, on couvrira l’ensemble des besoins de la terre pour 1 an. 1 heure de soleil, c’est 1 an d’énergie pour tous les logements, entreprises, voitures et avions de toute la terre pendant 1 an ! Vous vous rendez compte ?
Nous ne nous rendions pas compte alors, mais aujourd’hui oui. Et c’était une perpective extraordinaire, en effet. Voici rapidement exposées les différentes étapes de la domestication et de l’utilisation de l’énergie solaire, entre 2030 et 2050.
La première étape avait été celle des premiers panneaux solaires, au début du siècle ; on testait les techniques, on essayait les incitations fiscales, on couvrait quelques besoins domestiques, rarement plus. Et on dépendait de la Chine. Je n’y reviens pas.
La deuxième étape, celle que les historiens appellent aujourd’hui la « phase de saturation terrestre », s’amorça autour de 2035 (cela aurait démarré plus tôt sans la terrible crise économique et sociale des années 2029-2034). Les progrès réalisés dans les matériaux pérovskites – longtemps considérés comme trop instables – permirent enfin de dépasser les 40 % de rendement sur panneaux flexibles. Mais ce fut moins la performance technique que la multiplication des interfaces énergétiques qui transforma la donne. Les façades vitrées des villes, les moyens de transport, les revêtements de routes, jusqu’aux voiles des bateaux cargos, devinrent autant de surfaces photosensibles. On n’installait plus des panneaux solaires ; on évoluait au milieu de membranes photoconductrices. L’énergie solaire cessa d’être un secteur industriel ; elle devint une propriété du bâti, du mobilier urbain, des véhicules, et même de l’habillement.
Pourtant, malgré l’expansion fulgurante de ces surfaces intelligentes, on se heurtait à l’éternelle limite : l’intermittence. C’est ici qu’émergea la troisième étape, entre 2037 et 2040, que l’on surnomme encore « l’âge des réservoirs ». Les batteries au lithium-soufre, puis les cristaux liquides à transition de phase, permirent de stocker jusqu’à sept jours de production locale. À l’époque, cela parut une révolution. Avec le recul, on peut dire que ce ne fut qu’une transition : une étape nécessaire, mais insuffisante. Car même avec ces réservoirs, les mégalopoles restaient vulnérables aux hivers sans ciel, aux moussons diluviennes, aux émanations volcaniques. Et les data centers, ces cathédrales du dataïsme, continuaient de croître plus vite que leur capacité de refroidissement.
Le véritable tournant – la quatrième étape ou plutôt « la rupture orbitale », comme l’appellent les ingénieurs – arriva en 2042. Depuis longtemps l’idée dormait dans les archives : installer, en orbite géostationnaire, des collecteurs solaires capables de fonctionner en continu (il n’y a ni nuit ni nuages à ces altitudes), puis rediriger l’énergie sous forme de micro-ondes millimétriques vers des récepteurs terrestres, les « rectennas », qui la convertissaient de nouveau en électricité. Longtemps jugée dangereuse ou irréaliste, cette solution devint soudain recevable lorsque les SMA atmosphériques offrirent une gestion fine des couloirs aériens et météorologiques.
En 2031, le Japon testa avec succès un transfert de 1 mégawatt depuis un satellite expérimental. Puis ce fut au tour de l’Europe, des Émirats, de la Californie de réaliser des opérations similaires. On stockait l’énergie reçue dans des batteries thermiques à sels fondus ou dans des volants d’inertie cryogéniques enterrés sous les stations. La stabilité du flux permettait un rendement énergétique bien supérieur à celui des installations solaires terrestres. On espérait ainsi compenser la variabilité chronique du réseau mondial, et stabiliser les mégapoles hyperconnectées. Capter l’énergie solaire était un vieux rêve de l’humanité : il commençait à se transformer en réalité. La promesse était telle que le soleil mobilisa toutes les énergies – toutes les énergies pour aller chercher l’énergie suprême ! En 2040 déjà, près de 12 % de la production mondiale d’électricité dépendait des fermes solaires spatiales, principalement en orbite équatoriale.
Outre les tensions géopolitiques et la guerre des étoiles que j’ai évoquées au chapitre 3 entre la Chine et les USA, il y eut quelques effets secondaires inattendus. Certaines zones de réception des rayonnements, soumises à des faisceaux intenses et réguliers, virent leur équilibre climatique local perturbé. En Afrique de l’Est, les stations installées sur les hauts plateaux d’Éthiopie provoquèrent des phénomènes thermiques localisés : évaporation prématurée des sols, mortalité végétale, disparition d’insectes pollinisateurs. À Oman, plusieurs rapports internes signalèrent des troubles nerveux, des céphalées chroniques et des altérations électroencéphalographiques chez les ouvriers travaillant à proximité des rectennas captant et transformant l’énergie solaire. Mais malgré les témoignages qui s’accumulaient, les autorités démentirent tout lien avec les arrivées et départs énergétiques.
Il faut dire que l’enjeu était tel que rien ne pouvait arrêter la course pour la quête des bienfaits du soleil : n’était-il pas l’astre autour duquel nous tournions depuis toujours ? N’était-il pas temps d’en profiter mieux ? De recevoir tout ce qu’il avait à nous donner ?
Le premier réseau de fermes orbitales internationales fut déployé en 2044. Satellites dédiés, films photovoltaïques auto-réparants, capteurs héliothermiques, faisceaux lasers et micro-ondes, tous les éléments furent assemblés, reliés, pilotés par des IA conçues dans ce but. Enfin, le premier transfert continu et illimité de rayonnements solaires vers la station de réception d’Atacama, le 17 août 2045, marqua symboliquement la fin de la dépendance énergétique terrestre. Je me souviens de ce jour fantastique, célébré dans le monde entier ; je regrettai que Papa ne fût plus là pour le vivre, lui qui y avait tellement cru.
Dès lors, l’énergie ne fut plus une ressource, elle devint un flux. Les gouvernements commencèrent à raisonner en termes de « continuité énergétique » plutôt qu’en termes de production. On cessa de planifier les réseaux comme des infrastructures hiérarchiques pour leur préférer des architectures organiques et polycéphales, tenant davantage de l’écologie que de l’industrie. Les tarifs mondiaux chutèrent dès 2046, puis les années suivantes, avant de devenir quasi nuls en 2050, hormis les coûts de maintenance des stations de réception. Les logements devinrent autonomes, les transports aussi. Les data centers, jadis voraces, ajustaient en temps réel leur consommation à la dynamique des flux lumineux. Le soleil, devenu un service public global, fut capté en continu par des infrastructures dont la présence s’estompait dans l’habitat, le paysage, la vie quotidienne.
Du coup, les tensions géopolitiques liées aux hydrocarbures, au nucléaire civil ou aux minerais critiques se dénouèrent en quelques années. Les relations internationales prirent un caractère nouveau, à tel point que l’on commençait à se rendre compte, enfin, de l’absurdité de la notion de pays. 50 ans plus tard, en 2100, alors que les pays n’existent plus et que j’ai atteint ma centième année, je crois que pas un autre événement que celui-ci – la captation efficace de l’énergie solaire – n’a eu autant d’influence sur l’humanité. Les fascinants développements qui marquèrent la deuxième moitié du siècle, que je vais narrer bientôt si je choisis de continuer mon parcours terrestre, ont tous été irrigués par les rayons bienfaisants de notre partenaire indispensable, le soleil.
Ainsi, en 2049, après deux terribles décennies, l’humanité retrouvait un certain apaisement, et, plus important encore, la foi en un avenir meilleur. En dehors de quelques naturels anecdotiques, les terriens avaient enfin dépassé les limites biologiques et surtout psychologiques d’Homo sapiens ; ils formaient une espèce supérieure en tout : résistance, intelligence, beauté, longévité, adaptabilité, générosité. Les villes intelligentes, baignées de soleil, fonctionnaient comme des organismes parfaits, dans lesquelles les habitats géraient les corps, et où les transports, les ressources et les émotions circulaient avec une précision quasi absolue.
La terre avait souffert – de la bêtise et de la méchanceté des hommes, de leurs balles et de leurs bombes, de leurs rejets et déchets… –, mais, grâce à l’avènement des intelligences supérieures, elle avait tenu et était toujours apte à accueillir la vie. On lorgnait déjà cependant vers d’autres formes et d’autres lieux de vie ; la concurrence allait être enthousiasmante.
Histoire du XXIe siècle
Table des matières de la Deuxième partie
Deuxième partie : 2025–2049, Les drames de la surpopulation
Chapitre 1 – L’effondrement économique
A – La chute de la France et l’effet domino
B – Le déchaînement de la violence sociale
C – L’explosion de l’hôpital et la fin de l’université
D – L’étonnante émancipation des pays du Sud
Chapitre 2 – Le pouvoir contre la vie
A – La fin du tabou nucléaire
B – Forces et faiblesses de l’atome
C – Des conflits multiples et protéiformes
D – L’indépendance à tout prix
Chapitre 3 – Les éléments déchaînés
A – Vents fous, feux dantesques et pluies diluviennes
B – La guerre de l’eau et quelques actions de résistance
C – Espèces invasives contre espèce défensive
D – Pollution de l’espace et Première Guerre des étoiles
Chapitre 4 – Le secours des intelligences supérieures (Les machines au pouvoir)
A – Les derniers soubresauts des politiciens humains
B – L’augmentation systématique : corps orientés, modulaires, hybrides, synchronisés
C – Le nouvel aspect des maisons, des villes et des campagnes intelligentes
D – Transparence, surveillance… et la lumière fut
Sacré travail de projection ! La lecture de la table des matières en témoigne.
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je viens de relire les quatre derniers épisodes sur l’homme augmente. Et encore les quatre d’avant sur le climat. Ce qui est fascinant est que vous êtes arrivé à écrire quelque chose de cohérent et crédible en observant quelque chose qui n’a jamais existé. ! Quel travail..Tout n’arrivera pas bien sûr, mais beaucoup arriveront que nous ne voulons pas voir. La lucidité est souvent dérangeante mais elle évite bien des déboires. Merci pour cette magistrale leçon
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D’accord avec vous, Jeanne : l’autruche est un animal sympathique, mais pas une manière efficace de procéder. La littérature peut aussi servir à raconter… l’avenir. Merci.
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Eh ben ! Décoiffé qu’on est ! Top, vraiment top.Ça fait réfléchir….
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Merci Seb. Ces perspectives sont décoiffantes, c’est vrai. Et comme vous dites, ça vaut le coup d’y réfléchir.
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De grâce, est-ce bientôt fini toute cette sinistrose?
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J’avais pourtant mis un soleil, titré « la lumière fut » et raconté comment l’énergie solaire va sauver la planète en 2050. Loupé !
Ceci étant, vous avez raison : ça risque de ne pas être très drôle, du moins pendant 20 ans (ce n’est déjà pas drôle du tout pour des centaines de millions de personnes).
Mais, selon moi, la fin de l’homme et du monde tels qu’ils sont en 2025, si elle survient comme j’ai essayé de l’imaginer, est plutôt une bonne nouvelle.
Merci pour votre commentaire.
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