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C’est un jour que j’aurais aimé ne pas vivre. Mais quand les choses sont arrivées, hein… Et qu’elles sont gravées dans notre mémoire et font saigner notre cœur…
J’avais encore mon atelier à l’époque, rue du Chapeau Rouge. Au-dessus de moi, les appartements étaient occupés par des gens qui n’avaient pas eu de chance dans la vie, ils dépendaient des services sociaux. L’immeuble avait été racheté quelques années plus tôt par un couple de Parisiens. La femme m’avait dit que c’était « d’un bon rapport » ; si les loyers ne pouvaient qu’être modestes, au moins ils rentraient, car la C.A.F. suppléait en cas de défaillance.
De part et d’autre de mon local, se trouvaient les archétypes de commerçants de ville moyenne, dont le mode et les conditions de vie étaient aux antipodes des pauvres du dessus. Dans ma ville – je mets à part ceux qui exercent des métiers de bouche, eux savent ce que travailler veut dire –, un commerçant était un héritier qui avait acheté une franchise ou une femme à qui un homme avait offert un magasin. De chaussures, de prêt-à-porter, de bijoux, de déco, peu importe, l’important était de se pavaner avec les clés de son magasin et de posséder une enseigne avec pignon sur rue. Il ne s’agissait pas de gagner de l’argent, mais de le dépenser. Le million de l’héritage ou du mac durait en moyenne 36 mois. Parfois, quand la poule était bonne, ou chanceuse, la boutique tenait quatre, cinq, six ans ; dans le meilleur des cas.
La plupart ne voyaient pas, ou plutôt ne voulaient pas voir, les miséreux près de chez eux, considérant qu’ils ne seraient jamais clients, et qu’en outre ils faisaient fuir les personnes bon chic bon genre susceptibles de fréquenter leur boutique (si le chiffre d’affaires était secondaire, la fréquentation était importante, pour satisfaire la vanité).
Le plus détestable de ces égoïstes proches de mon atelier était le mari de la tenancière d’une boutique qui proposait des vêtements dégriffés. Il se pointait vers 11 h 30, à bord d’une Mercedes la plus grosse possible, toujours neuve, qu’il arrêtait au milieu de la rue et ne déplaçait qu’en dernier recours (passage de la police ou camionnette de livraison avec livreur déterminé à son bord). Il imposait son énorme berline, indécente dans ces ruelles, à tous ceux qui vivaient ou passaient là. Il en changeait une ou deux fois par an, selon la production de la marque.
Descendu de son tank, il regardait autour de lui pour vérifier qu’on l’ait bien remarqué, entrait dans le magasin en roulant des épaules, inspectait sa femme, puis se postait devant l’entrée sur la marche qui surplombait la rue en gonflant la poitrine. Parfois, il parlait avec un de ses semblables, mais le plus souvent il toisait d’un air narquois tout ce qui passait sous son nez. Lui ne foutait rien depuis un plan social généreux – 150 000 € – dont il avait bénéficié à l’âge de 53 ans après une modeste carrière de technicien chez un sous-traitant de Thalès. Ses parents lui ayant laissé une maison en ville, qu’il louait, et un appartement à la mer, qu’il se gardait, sans compter une assurance-vie conséquente, il était blindé. Il avait tellement pourri sa fille qu’elle était, à 25 ans, aussi détestable que son père.
Ce gros con haïssait les pauvres hères qui survivaient dans les gourbis au-dessus de mon local. J’avais plusieurs fois vu les regards et les rictus odieux qu’il leur délivrait depuis le devant de son magasin. Et je l’avais entendu parler, lors d’une discussion avec le restaurateur d’à côté, de « branleurs », d’« assistés » et de « parasites » – ce qu’il était, lui – en désignant les fenêtres sombres d’un coup de menton méprisant au possible.
L’un des habitants de ces appartements était un garçon de 25-30 ans qui sortait de et entrait dans l’immeuble en marchant vite, tête baissée, préoccupé par quelque chose et prêt à exploser. Il était toujours seul, je ne l’avais jamais vu parler à quelqu’un, même pas à d’autres occupants de l’immeuble. Je lui disais bonjour quand je le voyais, il répondait par une sorte de grognement, mais il semblait si tourmenté qu’il ne levait pas la tête et ne s’arrêtait pas. Où allait-il ? Que fuyait-il ? L’absurdité de la vie paraissait si triste dans ce cas qu’elle me serrait le cœur.
J’en viens à ce jour que je voudrais ne pas avoir vécu. Il devait être environ 13 heures. La rue était calme et la plupart des boutiques étaient fermées (dans nos patelins, on ferme entre midi et deux). De mon atelier où je sandwichais la porte ouverte, je vis sortir le pauvre gars de l’immeuble, dans son attitude habituelle. Il allait remonter la rue, mais il avisa soudain des cartons dans un recoin, des cartons qui avaient emballé des meubles et qui attendaient le passage du Sirtom. Le gars fonça sur les cartons et se mit à taper dessus avec ses poings et ses pieds. Ce faisant, il rugissait. Il retenait ses mots mais je les entendis :
– Chier… Pas juste… Salauds… Dégueulasses…
Et, le pire de tous à mes oreilles, après d’ultimes coups dans les cartons :
– C’est trop dur…
Après quoi il se prit la tête dans les mains, la serra et la secoua. Il se recroquevilla un moment contre les cartons défoncés, puis d’un coup reprit sa course en titubant. Trente mètres plus loin, il disparaissait dans une ruelle.
J’étais tétanisé. Quelle souffrance traduisaient ces coups et ces cris ! Oui, comme cela avait l’air dur, et même « trop dur » ! Alors que je ne savais rien de lui, je vis dans cette scène la confirmation de ce que je pressentais : la difficulté de vivre pour ceux qui habitaient là, le désespoir, et une impression d’absolue solitude, comme s’il s’était rué sur les cartons parce qu’il n’avait trouvé qu’eux pour le recevoir et l’écouter. Je sentis la tristesse m’envahir et je fus incapable de lire et de manger. Je fermai la boutique un moment, sortis faire un tour, espérant et redoutant de le voir.
Le pire restait à venir. J’étais revenu à l’atelier depuis une dizaine de minutes, je m’étais remis au travail, perturbé par de sombres pensées. J’entendis alors une voix tonitruante, que je reconnus aussitôt comme celle du connard à la Mercedes. C’était d’autant plus choquant qu’on n’entendait que lui, il semblait conspuer quelqu’un mais il n’y avait pas d’autre voix. Je me levai, et passai une tête dans la rue. Je vis l’épouvantable secouer le pauvre gars des cartons, qu’il avait agrippé par les deux pans de son blouson rapiécé. Le jeune désespéré ne paraissait pas résister, il cherchait juste à rester debout et à respirer, ce qui n’était pas facile car l’autre le dominait de plus d’une tête. Il l’insultait en lui crachant dessus :
– Saloperie ! Tu commences à nous faire chier ! Tu branles rien de la journée et tu viens polluer le travail des autres ! T’es qu’une merde. On veut pas de toi ici, t’as pas compris ça ? Faut que je te le dise comment ? Écoute bien, petit merdeux : si jamais je te revois toucher ma bagnole, ou la vitrine du magasin de ma femme, je te tue. De mes mains. T’entends ? Je te tue ! Dégage !
Sur ce, il poussa le malheureux, qui tomba à la renverse, se releva vite et repartit, jambes écartées, tête baissée, vers une nouvelle non-destination.
Que s’était-il passé ? Mon pauvre voisin avait-il frôlé un bout de tôle ou un bout de verre appartenant à l’horrible commerçant ? D’après les injures de ce dernier, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Mais il y avait de quoi battre et humilier un homme sans défense.
La colère monta en moi, ce qui était rare. J’étais bouleversé. Toute mon humanité se trouvait remise en cause. Une réaction immédiate s’avérait nécessaire. Il y allait de l’équilibre de la société ; si l’on ne contrait pas un tant soit peu une force aussi nuisible, elle allait s’effondrer.
D’instinct, j’ouvris la porte de la réserve dans laquelle j’entreposais du matériel. J’avisai un pot de peinture aux trois-quarts plein, que j’avais acheté et utilisé trois jours plus tôt pour peindre en bleu les boiseries de ma pièce ; j’avais prévu de passer une seconde couche le week-end suivant. Je soulevai le couvercle, pris la tige de bois dont je m’étais déjà servi et la plongeai dans le produit. Il était encore liquide. Je touillai, pour aboutir à une texture homogène.
Je sortis en tenant le pot ouvert à deux mains. Le gros con ne se tenait plus devant la porte de sa boutique, mais sa voiture trônait toujours en pleine rue, comme un étron dans une assiette. Je levai les bras et, en partant de l’arrière du toit, je remontai vers l’avant, versant le contenu du pot au fur et à mesure de mes pas. La peinture s’étalait parfaitement sur la carrosserie métal. Je poursuivis sur le pare-brise et le capot. Je m’écartai un peu et projetai ce qu’il restait contre la portière avant gauche, côté conducteur. Et j’allai finir les dernières gouttes sur la vitre arrière et le coffre.
Des gens s’étaient arrêtés pour regarder, sidérés. J’entendis des rires, et même, me sembla-t-il, deux ou trois applaudissements. Je vis le serveur du restaurant pas loin rentrer à toute vitesse dans la salle, peut-être pour téléphoner. Mais le propriétaire de la Mercedes ne se manifesta point, alors qu’il était à moins de 20 mètres. Je m’en retournai donc à mon atelier.
Il fallut une demi-heure pour que les conséquences de mon acte arrivent jusqu’à moi, non pas sous la forme du gros con avec un fusil, mais sous celle de deux policiers.
– Vous reconnaissez les faits ?
– Je les revendique.
– Veuillez nous suivre au commissariat.
J’écopai d’un interrogatoire et d’une transmission de mon dossier au Procureur de la République, car il y avait eu dépôt de plainte. Le dommage était « léger », mais je risquais tout de même 3 750 € d’amende, les frais de remise en état de la carrosserie, et un mois de travail d’intérêt général si mon acte était qualifié comme relevant du vandalisme. J’expliquai le comportement délictueux de la personne dont j’avais dégradé le véhicule, non seulement sa monopolisation d’un espace public, la rue, mais surtout ses agressions verbales et physiques sur une personne qui ne lui avait rien fait. On me rétorqua qu’il était interdit de faire la justice soi-même.
On me rendit ma liberté à 16 h 30, après m’avoir prévenu que je serais convoqué au tribunal. Je regagnai mon atelier. La Mercedes n’était plus là. Au lieu d’entrer dans mon atelier, je pris la cage d’escalier miteuse et montai dans l’immeuble des gens en difficultés. Ne connaissant pas le nom du pauvre gars qui occupait mes pensées, je frappai à toutes les portes, trois par palier, sur trois étages. 4 locataires m’ouvrirent, mais pas celui que je cherchais.
Je redescendis et, n’ayant plus le cœur à l’ouvrage, rentrai à la maison, triste à crever. Comme je vivais seul, personne ne me remonta le moral. Je compris assez vite pourquoi j’étais si malheureux : non seulement j’avais vu un homme souffrir, mais en plus ce que j’avais entrepris pour punir son agresseur et lui témoigner mon soutien n’avait été compris par personne, même pas par lui, qui n’avait rien vu. Le salopard lui non plus n’avait sans doute pas fait le rapprochement entre ses coups au pauvre type et la peinture sur sa voiture. Il devait croire que je m’en étais pris à sa Mercedes par jalousie. Je me demandais comment il allait réagir, persuadé que sa plainte ne lui suffirait pas.
Je découvris la réponse le lendemain à 9 heures. Toute la devanture de mon atelier, vitrine et porte comprises, était recouverte de noir. Je constatai vite qu’il ne s’agissait pas seulement de peinture, mais d’une sorte de goudron, ultra-collant, une pâte épaisse incrustée de mini-cailloux. Le vitrier qui passa en fin d’après-midi me dit qu’il n’y avait pas d’autre solutions que de remplacer vitres, porte et huisseries. La tâche s’annonçait également ardue pour ravoir les pierres maculées. La propriétaire parisienne ne s’engagea pas à commander un ravalement avant que les responsabilités fussent établies et les assurances engagées.
Je ne saurais dire pourquoi, mais ce saccage me laissa indifférent. En revanche, je supportai mal de voir arriver, à 11 h 30, une nouvelle Mercedes qui stationna au milieu de la rue piétonne et en sortir l’infâme avec son sourire en coin, prenant le temps d’une rotation à 360° avant de gagner la boutique de sa femme, pour être sûr qu’on le voyait bien reprendre possession du lieu. Après son habituel tour du propriétaire, il se mit en position sur la marche devant sa porte, et, de sa hauteur, méprisa tout ce qui passait sous ses yeux mauvais. Chaque fois qu’il apercevait un commerçant du coin, il engageait la conversation, dans laquelle revenaient les mots « véhicule de courtoisie », « pas un problème », « petite merde », « enculé ». Et chaque fois qu’il m’apercevait moi, il me fixait d’un regard de haine et de défi.
Je déposai plainte, il reçut la visite des flics, mais rien ne put être prouvé contre lui, tandis que plusieurs témoins m’avaient vu maculer sa voiture de peinture (témoignages inutiles, puisque je plaidais coupable). Cela n’avait pas d’importance. Ce qui en avait en revanche était la cause de cet échange de projections : le pauvre garçon maltraité.
Je parvins à l’interpeler ce jour, pas quand il sortit, il allait trop vite, mais lorsqu’il rentra une heure plus tard, car, le guettant, j’eus le temps de le voir arriver.
– Excusez-moi, j’ai vu ce que vous a fait le malade du magasin de vêtements hier.
Je ne mentionnai ni son désespoir dans les cartons, pour ne pas l’humilier davantage, ni mon châtiment maladroit, pour qu’il ne risque pas de croire qu’il m’était redevable de quelque chose. Il me regarda comme s’il ne comprenait pas de quoi je parlais, l’air méfiant. J’enchaînai rapidement :
– On est voisins, je vous vois passer de temps en temps, mais on ne se connaît pas. C’est dommage. Je vous offre un café ?
Il sembla gêné, presque affolé. Je repris :
– Un peu plus tard dans l’après-midi, si vous préférez.
Il hésita, fit un effort, et finit par lâcher :
– Oui.
Et il s’en fut dans la cage d’escalier, tête baissée, courant presque.
Il passa et repassa plusieurs fois devant la boutique au cours de cette après-midi, avant de marquer un temps d’arrêt, à 18 h 30, et d’oser entrer, à mon invitation. C’est une autre histoire qui alors commença. Qu’on sache simplement que je fais désormais travailler ce garçon, Christian Toléa, un jour par semaine dans mon atelier et que je suis devenu pour lui une sorte de coach. Mon objectif principal est de lui donner un peu d’amour, de confiance et de sous, pour qu’il supporte ses petits boulots dans la restauration, ainsi que les humiliations que la vie ne manque pas de lui infliger.
Nous parlons souvent, en souriant maintenant, du gros con qui ne montre plus sa Mercedes, puisque j’ai été voir un à un tous les habitants et commerçants de la rue afin qu’ils signent une pétition pour le respect de la libre circulation et du cadre de vie. Il a fallu deux mois pour que la mairie sévisse, mais elle a fini par le faire. On m’a remercié, mais j’ai répondu que ce résultat avait été obtenu grâce à Christian, maintenant respecté dans le quartier. Sauf par un imbécile qui nous voue aux gémonies ; sans doute ne peut-on pas plaire à tout le monde.
(la semaine prochaine et jusqu’à fin août, je vous proposerai un nouveau Polar de l’été avec le commissaire Chautard en 9 épisodes le vendredi, et la suite du Journal de femme de ménage le samedi)
Cher Pierre-Yves,
Je me montre souvent paresseuse pour vous laisser un commentaire sur vos nouvelles, alors que je voudrais le faire, mais là je m’applique à le faire.
Je vois très bien, dans notre bonne ville de Brive la Gaillarde, le « type » de commerçant qui a inspiré votre « gros con à la Mercedes ». J’ai adoré le courage de votre héros, car je voudrais plus souvent me comporter comme lui pour dénoncer les injustices de notre société moderne et les stigmatisations de certains d’entre nous. Je comprends sa peine et sa tristesse sur les violences et désillusions diverses que la vie peut nous infliger, alors que la responsabilité individuelle (nos choix de vie, nos erreurs…) n’y est pas toujours pour quelque chose .
Qu’il est parfois difficile de vivre …
Mais c’est une histoire qui finit bien, car il est vrai qu’au lieu de nous comporter lâchement en tournant les yeux sur ces situations dont nous sommes, avons déjà été, ou serons, très certainement témoins un jour, votre héros -et vous…-a ouvert une porte d’espoir sur les solidarités et la générosité, la lucidité et l’intelligence collective qui peuvent se manifester dans ces espaces de désolation et de difficultés. Et ça c’est un sacré moteur de vie, Christian l’ a bien compris.
Alors merci de nous donner l’espoir de croire qu’il est possible que d’autres comportements, d’autres intelligences, d’autres humanités puissent changer l’horizon d’une vie.
Hâte de retrouver Victoria et le commissaire Chautard.
Bel été à vous,
Séverine
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Séverine bonsoir. Merci pour ces lignes qui disent mieux que je n’aurais su ce que j’ai essayé de montrer avec cette histoire. Vous avez su voir l’intérieur des personnages, et aussi ce qu’il y avait derrière eux et autour d’eux.
J’essaye presque toujours de passer des messages dans mes histoires ; c’est un choix (beaucoup d’écrivains s’y refusent, cela se conçoit) et un risque, car bien sûr parfois les lectrices et lecteurs ne sont pas d’accord avec certains des ces messages. Mais essayer de montrer avec une histoire et des personnages les beautés et les faiblesses de l’humanité, pour mieux la comprendre, est ma manière de contribuer (j’aurais aimé faire plus) pour que l’intelligence, la sensibilité et la vérité ne disparaissent pas, et si possible, un jour, recommencent à progresser.
Je me réjouis de savoir que vous serez aussi près de Victoria et du commissaire Chautard.
Merci d’être là,
Py.
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Cher Pierre-Yves,
L’écriture engagée comprend en effet un risque, celui de déplaire, comme aussi votre héros du quotidien s’en accommode. Et aussi plus largement les artistes.
Je crois qu’on écrit avec ce qu’on est, la source de la matière fictionnelle est d’abord en nous.
Ce qui me semble plus important peut être, c’est d’être une autorité morale, qui défend des valeurs. Au titre de ces valeurs je partage avec vous le sentiment que nos sociétés cachent certaines valeurs fondamentales à l’élévation de l’humanité, par delà nos faiblesses.
Mais il ne faut pas désespérer, elles ne régressent pas, elles sommeillent juste…
Merci pour vos retours sur mon commentaire.
Séverine
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histoire poignante, ce pauvre garçon qui tape dans des cartons parce que « c’est trop dur », et cet horrible type à la Mercedes…. Merci de nous rappeler cela
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