La fille de sa collègue

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(environ 12 minutes de lecture)

L’histoire se déroule à la préhistoire, c’est-à-dire au XXe siècle, avant la connexion généralisée, avant internet et avant le smartphone, quand les gens étaient encore capables d’écouter, de réfléchir, de penser aux autres. L’histoire n’a rien à voir avec ces questions de connexion, et sans doute aurait-elle pu se dérouler aujourd’hui aussi ; mais son rythme lent lui donne un parfum de passé.

Dans le monde d’avant donc, il travaillait à la Trésorerie municipale. On disait aussi parfois « la Recette », ou « le Trésor Public ». Aujourd’hui, les trésoreries sont le service de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) chargé de la gestion budgétaire et comptable des collectivités territoriales et des hôpitaux. Dans une trésorerie, il y a donc des fonctionnaires administratifs qui essayent avec plus ou moins de bonheur de s’intéresser à leur mission, nécessaire mais peu enthousiasmante.

En 1982, il avait 33 ans. Fils de paysans, il avait réussi à obtenir le bac et avait ensuite passé des concours administratifs de catégorie B. Il en avait loupé trois avant de réussir celui de Contrôleur des finances publiques. Il s’était dit que, finalement, ça ne pouvait pas être mieux : les chiffres, c’était rassurant, on ne pouvait pas se tromper, ou ça collait et on avançait, ou ça ne collait pas et on reprenait. Et puis les finances publiques, c’était le Ministère de l’Économie, qui avait la réputation, justifiée, de payer ses agents mieux que ceux des autres ministères, en raison de quelques primes et avantages spécifiques, on appelait ça un « régime indemnitaire » de qualité. 

Ses parents étaient aux anges. Dans la campagne française à la fin du XXe siècle, les familles paysannes avaient en effet toutes le même objectif : que l’enfant ou un des enfants trouve un poste tranquille et inamovible dans une administration – qu’on appelait un plaçou. Après quoi, avec la terre, les bâtiments, quelques bêtes et le bien qu’on avait accumulé au fil des décennies, on se débrouillait. Il suffisait d’un fonctionnaire qui ramène un salaire et une couverture sociale pour sécuriser trois générations, qui étaient au final beaucoup plus fortunées que la plupart des urbains ; ce dont on s’apercevait quand on vendait un terrain ou une maison.  

Sylvain, c’était son nom, avait commencé aux « Impôts des entreprises », avant de, au bout de 6 ans, poser sa candidature pour une mutation en interne (autre immeuble, mais même ville et même administration) sur un poste de « Chargé de l’exécution de la dépense publique » à la suite d’un départ en retraite. Après un petit test et deux entretiens, il avait été retenu, ce dont il n’était pas peu fier. Il avait donc quitté le SIE pour la Trésorerie, et commencé son nouveau travail. Là, il contrôlait les dépenses des collectivités et de leurs établissements publics, vérifiait les pièces justificatives, l’imputation budgétaire, la disponibilité des crédits, le respect du délai de paiement, la prise en charge des mandats… Il suivait aussi les marchés publics, ce qu’il aimait le plus, et participait à la confection du compte de gestion. Ça lui plaisait, il ne se plaignait pas.

Il était bien noté – c’était avant le remplacement de la note par l’entretien annuel d’évaluation –, même si on lui avait fait remarquer deux fois qu’il était un peu « rigide ». Il s’était défendu, avec tout le respect dû à son supérieur hiérarchique, en affirmant que si « rigide » signifiait « rigoureux », il voulait bien accepter ce terme, qui lui paraissait une qualité plus qu’un défaut pour un agent chargé de veiller au bien public. Comment lui donner tort ? Il est des professions – trésorier, douanier, gendarme, et dans un genre opposé politicien, acteur, agent immobilier – où le caractère est plus important que la compétence. 

À 33 ans, il n’était toujours pas marié. Au XXe siècle, en province, il n’était donc pas dans la norme. Il y pensait bien sûr, même s’il n’avait jamais été très porté sur la chose et qu’il avait du mal à s’imaginer partager son appartement avec une femme. Mais il sentait que ses parents attendaient. Là encore, on se situait avant l’égoïsme généralisé, et le souci de la continuité familiale n’était pas un vain mot. Un enfant fonctionnaire, c’était l’antidote au malheur ; un petit-fils, même s’il ne reprenait pas la ferme, c’était le bonheur assuré. Une petite-fille pouvait faire l’affaire.

– Dans ton travail, il doit bien y en avoir, des femmes qui seraient contentes de trouver un gentil mari ?…

Sa mère avait du mal à comprendre qu’être « gentil » ne suffisait pas, et pouvait même s’avérer contreproductif. Mais il avait compris le message, et il s’était décidé à passer à l’action.

Dans le bureau en face du sien – c’était l’époque où il y avait encore des bureaux  individuels et fermés –, était arrivée quelques mois plus tôt une jeune femme qu’il trouvait à la fois très jolie et très comme il faut. « comme il faut » signifiait qu’elle ne montrait pas trop de peau et n’éclatait pas de rire. Elle était élégante et souriante, ni plus ni moins. Il avait entendu le chef de service l’appeler Mademoiselle Mathevin – on avait encore le droit – et savait donc qu’elle n’était pas mariée. Il connaissait même son petit nom, qu’une autre collègue avait un jour mentionné sans y penser : Anne.

  Il devait l’aborder. Mais comment ? Il n’était déjà pas dans le style de la trésorerie que des collègues deviennent amis et se voient en dehors des heures de travail, même s’il y avait quelques exceptions. Mais entre un homme et une femme, cela se faisait encore moins, en 1982. Pour ne pas faire jaser, et plus encore pour ne pas se faire rembarrer, il convenait donc d’être discret. 

Il connaissait ses horaires. Elle travaillait, comme tout le monde, 39 heures par semaine (le Président Mitterrand venait d’instaurer la semaine de 39 heures, payée 40) et elle partait tous les soirs à 17 h 30 (16 h 30 le vendredi). Lui ne partait jamais avant 18 heures, parfois plus tard. Il ne pouvait donc pas l’interpeller à la sortie du travail, ça n’aurait pas paru spontané. Il eut beau réfléchir, il ne voyait pas d’autre possibilité que de frapper à son bureau sous un prétexte ou un autre, et de tenter quelque chose, une invitation ou une déclaration.

Il frappa donc un jour à la porte de la belle, sous le prétexte du rapprochement comptable de l’office d’HLM, dont ils s’occupaient tous les deux. Après qu’il eût épuisé son prétexte, il se lança :

– Et puis je voulais vous demander… Je… Est-ce que ?…

– Oui ? Sylvain, dîtes-moi ?

– Est-ce qu’on pourrait… enfin… faire connaissance ?

– Mais… On se connait Sylvain, non ?

– Oui. Oui. Mais je voulais dire, mieux. Se connaître mieux.

– En dehors du travail, vous voulez dire ?

– Oui, c’est ça, en dehors du travail. 

Elle le regarda, avec un sourire « gentil ».

– Écoutez, Sylvain, je suis touchée par votre proposition. Mais je dois décliner. Ma vie est un peu compliquée en ce moment, je n’ai pas la tête à ça. Vous comprenez ? 

– Oui, oui. Bien sûr. Excusez-moi.

– Y’a pas de mal, Sylvain.

– Merci. Excusez-moi encore.

Il s’en fut, penaud, et ne sut plus où se mettre pendant trois semaines, rougissant comme une pivoine dès qu’il la croisait.

Il pensa un moment lui écrire. Mais il se raisonna. Écrire, c’était laisser une trace, et si elle le prenait mal, ça pouvait lui coûter sa carrière.

Après ce cuisant échec, il avait repris sa routine, triste bien sûr, mais d’une certaine manière soulagé. Il avait essayé, ça n’avait pas marché, c’est que cette femme n’était pas faite pour lui. Ça marcherait avec une autre, ou pas, sans doute n’était-ce pas lui qui décidait de toute façon. Sa mère continuait à le seriner, c’était le point noir, et il portait le poids trop lourd des espérances qui pèsent sur les épaules des enfants uniques. Son père, taiseux par nature, n’en rajoutait pas ; au contraire, il le soupçonnait de sermonner sa femme en privé, peut-être même de lui rappeler que si elle avait voulu être sûre d’avoir des petits-enfants, ils auraient dû procréer davantage. 

Mais il se passa quelque chose. Un mercredi après-midi, la poignée de la porte de son bureau s’abaissa, sans que quelqu’un ait frappé. Il se passa plusieurs secondes entre le mouvement de la poignée et l’ouverture de la porte. Il se pencha et vit alors une créature d’environ 1 mètre 10, une petite fille, avec une robe, un gilet, des socquettes, des chaussures à lanière, et deux gros nœuds rouges dans ses cheveux clairs. Son visage pâle était charmant, rehaussé par des pommettes roses et une petite bouche rouge sur des dents blanches éclatantes et minuscules.

Sa première phrase ne laissa pas de le surprendre :

– C’est moi.

Il ne put s’empêcher de rire, estomaqué par un tel aplomb, dont il eût été incapable.

– Je vois, répondit-il, moins dégourdi que son interlocutrice.

Il faut dire qu’un enfant dans une administration dédiée au calme, à la rectitude, et à la vérification, c’était aussi incongru qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. L’éléphanteau entra plus avant dans son bureau et reprit :

– Tu as du papier et des crayons ?

– Tu veux dessiner ?

– Ben oui.

Il se leva pour attraper deux feuilles, marquées de l’en-tête du service.

– Non, des toutes banches. 

Elle avait raison, il aurait dû y penser.

– Je les garde quand même, ça me fera des brouillons.

Si le trésorier-payeur général entendait ça, pensa-t-il, il ferait des bonds. Il détacha deux feuilles blanches d’un bloc de papier à lettre, et les tendit à la petite, qui les ajouta à sa collection.

– Je n’ai que des crayons de bois, dit-il en lui en tendant un.

– Et le stylo rouge, là ?

C’était vrai, il y avait un stylo à bille rouge dans son porte-crayons.

– Ça, c’est un stylo. Et je peux en avoir besoin.

– Je te le rendrai.

Il consentit. Il était temps de demander à ce petit ange d’où elle venait.

– Mais qu’est-ce que tu fais ici ?

– Je suis avec ma maman. Parce que ma mamie est à l’hôpital et elle peut pas me garder.

– Je comprends. Et qui c’est, ta maman ?

– La dame en face de ton bureau.

Ce fut comme s’il recevait une décharge.

– Juste là ? répéta-t-il en pointant le doigt.

– Juste là, oui.

Anne avait une fille ? Il y avait donc un père ? Malédiction ! Sa malheureuse tentative avait dû lui paraître d’autant plus déplacée.

Comme pour confirmer les dires de l’enfant, on frappa à la porte. Il eut à peine le temps de donner le feu vert que la porte s’ouvrit et Anne apparut :

– Alexandra, tu es là ! Oh, Sylvain, je suis confuse ! Excusez-moi. Ce petit monstre s’est échappée de mon bureau pendant que j’étais au téléphone. Je suis impardonnable.

– Ce n’est rien. C’est au contraire très… divertissant. 

– Je vous explique.

– Vous n’avez pas besoin.

– Si, j’y tiens.

– Votre fille m’a déjà expliqué. Votre mère à l’hôpital…

– Oui, c’est ça. Je me suis trouvée prise au dépourvu. J’ai demandé à Monsieur Bergelat (le chef) si je pouvais exceptionnellement la prendre avec moi ce mercredi après-midi et peut-être l’autre, où je ne peux pas la faire garder, enfin pour l’instant, je vais m’organiser. 

Elle prit sa fille par la main.

– Allez, repose ça, et vient.

Mais la petite refusa de lâcher crayons et papiers. 

– Gardez-les, dit-il. Vous me rapporterez juste le stylo rouge à l’occasion.

Mère et fille regagnèrent leur bureau. Inutile de dire qu’il fut incapable de se concentrer pendant le reste de l’après-midi. Il était tiraillé entre deux injonctions contradictoires : mille questions venaient à son esprit, tandis qu’il essayait de se persuader qu’au contraire il n’y avait pas la moindre question à se poser. Le père bien sûr l’obnubilait : qui était-il ? Était-il encore en circulation ? Pourquoi n’en avait-il jamais entendu parler ? Pourquoi appelait-on Anne « Mademoiselle » ? Il mesura là combien son manque de liens avec les collègues de travail le privait d’informations importantes. Mais qu’y pouvait-il ? Il n’avait rien d’hostile, il lui semblait même être « gentil » comme disait sa mère ; simplement il n’était pas doué pour les relations humaines.

Quoi qu’il en fût, sa relation avec Anne n’avait jamais existé, et n’existerait jamais. Anne avait une vie bien remplie par ailleurs, elle n’avait pas la moindre raison de s’intéresser à lui. 

À 17 h 25 cependant, la poignée de la porte s’abaissa de nouveau et le petit ange apparut. Elle posa crayon et stylo sur le bureau, et lui tendit le papier qu’elle tenait dans la main :

– C’est pour toi.

Il saisit la feuille et découvrit un dessin d’enfant, avec un arbre, une maison, un soleil comme on les imagine, et quatre personnages : une grande dame, un monsieur à côté, un peu en retrait, une fille, et un garçon plus petit à côté, presque un bébé, sur lequel la petite avait posé la main. 

– Qui sont ces gens ? demanda-t-il.

– Tu reconnais pas ?

– La dame, c’est ta maman, la petite fille c’est toi ?

– Oui ! 

– Le monsieur, c’est ton papa ?

– Mais non, t’es bête ! Mon papa il est parti loin, on le verra plus. Le monsieur, c’est toi ! Regarde, j’ai mis ta bague, là.

Il avait une chevalière, et en effet elle avait dessiné une sorte d’anneau autour d’un doigt.

Il déglutit, difficilement.

– Et le petit garçon, c’est ton petit frère ?

– Oui. Il existe pas encore, mais il viendra bientôt !

Si on lui avait dit qu’un dessin d’enfant et quelques mots prononcés à la va-vite par cet enfant pouvaient changer une vie, il ne l’aurait pas cru. Car il eut beau se raisonner, se défendre, se baffer, se doucher à l’eau froide, s’épuiser aux travaux agricoles durant tout le week-end, il ne pouvait se défaire de ce dessin et de ces mots.  

Il pria pendant 7 jours et 7 nuits pour que la grand-mère reste à l’hôpital et que la petite revienne avec sa mère le mercredi après-midi suivant. Alléluia, ce fut le cas. Il avait réfléchi, répété, réfléchi encore, répété encore. Cette petite, c’était son ange, c’était sa chance, la chance de sa vie, et il ne devait pas la laisser passer. Alors il s’était dit que si à 14 h 30 Alexandra ne s’était pas présentée d’elle-même à son bureau, il irait frapper au bureau de sa mère. Il inviterait la petite à venir dans son antre pour que sa maman puisse travailler plus au calme. Il avait apporté deux coussins et aménagé la petite table où il tapait ses rapports à la machine, qu’il avait déplacée. Là, il avait posé de superbes feuilles de papier Canson, une pochette de feutres et une boîte métallique de crayons de couleurs Caran d’Ache, qu’il avait achetés tout exprès. Ainsi fut fait.

Quand Anne vint récupérer sa fille le soir, elle dit :
– Eh bien, Sylvain, vous m’épatez ! Elle aime bien nos autres collègues aussi, mais vous, c’est autre chose. Il y a les autres, et Sylvain ! 

– Je suis comblé. Merci. À mercredi prochain, dit-il à la petite. Je t’attendrai. Tu viendras ?

– Oui.

Anne le regarda, troublée, et il remarqua son trouble. 

Il passa encore 7 jours et 7 nuits de dangereuse tachycardie. Enfin le mercredi suivant arriva. Là encore, il s’était préparé. « C’est là que tu joues ta vie, se morigénait-il. Ne fais pas l’imbécile. Tu joues ta vie ! ».

Anne lui parla chaque jour avant ce mercredi, et elle était sans conteste plus chaleureuse qu’avant. Le mardi, elle lui fit un cadeau merveilleux :

– Vous savez pas ? Ma mère est rentrée, mais Alexandra veut absolument venir vous voir demain. Comme M. Bergelat m’avait donné l’autorisation pour 3 mercredis après-midi, je vais l’amener. 

Les battements de son cœur atteignirent des sommets, sa nuit ne fut pas blanche mais transparente, cosmique, boréale. 

Le lendemain après-midi se déroula comme dans un rêve. Il avait acheté non seulement de la peinture, mais en plus du Coca Cola et des chocos BN. La petite passa un peu trop de temps à son goût chez une collègue au fond du couloir, mais heureusement elle entra à 16 heures et ne repartit plus avant que sa mère vienne la chercher. Il avait prévu son plan et avait initié ce dialogue :

– Il parait que ta grand-mère est rentrée de l’hôpital ?

– Oui, elle est guérie.

– Tant mieux. Mais je ne vais plus te voir, et je suis bien triste.

– Peut-être que je reviendrai. 

– Peut-être… Mais j’ai une meilleure idée. Tu crois que tu pourrais garder un secret ?

– Oh, oui ! dit la petite. J’adore les secrets. 

– Alors voilà. Ce qui serait bien, c’est que tu demandes ce soir à ta maman si vous pouvez m’inviter à diner chez vous ? Pour être sûrs qu’on va se revoir, tu comprends ?

– Oui, je comprends. Mais c’est pas un secret.

– Si. Le secret, c’est que tu dis pas à ta maman que c’est moi qui t’ai demandé de m’inviter. D’accord ?

Il se doutait qu’un enfant ne gardait jamais longtemps un secret, mais il pensait que ce secret dévoilé jouerait en sa faveur. Il se dévoilerait ainsi une deuxième fois auprès d’Anne, plus franchement, en meilleure position, c’était quitte ou double, il avait réfléchi, c’était maintenant ou jamais.

– D’accord, dit la petite. Ça me plait bien.

Mais l’ange de l’amour n’attendit pas le soir pour dévoiler et sa proposition et son secret. Quand sa mère vint la récupérer, elle lui sauta dessus en gigotant :

– Maman, il faut inviter Sylvain à diner à la maison ! Et il faut pas que tu sais que c’est lui qui a demandé ça !

Anne resta incrédule un moment, regarda sa fille, puis son collègue qui ne savait plus où se mettre. Il la regardait d’un air anéanti, les mains implorantes tournées vers le ciel. C’est là, à cette seconde-là, que leur vie à tous les trois, bientôt quatre, se joua. Anne expira et lui sourit comme jamais on ne lui avait souri :

– Vendredi à 20 heures, ça vous irait ? Je vous donnerai l’adresse demain. 

Il aurait pu mourir, là, d’émotion, de bonheur. Mais au contraire, il commença à vivre. Il n’aurait jamais cru qu’on pouvait aimer autant.

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2 commentaires

  1. « C’est un beau roman, c’est une belle histoire… » M. Roubert aime un peu trop les histoires qui se terminent bien. Mais on a envie d’y croire, sans doute grâce au talent de l’auteur.

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