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Il était 18 h 30 un soir de début avril. J’étais chez moi devant mon ordinateur quand j’ai aperçu par la fenêtre un type dans le jardin qui avait l’air de vouloir contourner la maison.
– Il se fait pas chier celui-là, pensai-je tout haut.
Je coupai le son de la musique, me levai, ouvris la fenêtre et l’interpelai :
– Monsieur ? Je peux vous aider ?
Il était déjà dix mètres plus loin, mais il se retourna, me vit et revint sur ses pas. Il était calme, habillé d’un jean et d’un blouson de cuir, la quarantaine.
– Je suis Monsieur Vaillant.
Le nom ne me disait rien.
– Oui ?…
– Je suis le mari de Charline.
Là pour le coup, ça me disait quelque chose. Quelque chose de précis : une jolie femme de 32 ans que j’avais rencontrée trois semaines plus tôt. Qui était donc mariée, ce que je savais. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne s’était encore rien passé entre nous, malgré un évident désir réciproque. « Je ne veux pas tromper mon mari », me répétait la belle. Peu objectif, je ne pouvais m’empêcher de voir dans cette affirmation une incantation pour retarder, voire provoquer, ce qu’elle considérait comme inéluctable. J’étais quant à moi un divorcé de 45 ans, sans relations sexuelles au moment où ce mari qu’elle ne voulait pas tromper frappait à ma porte.
- Ah oui, répondis-je au mari de Charline. Je crois savoir pourquoi vous êtes là.
– On peut discuter ? demanda-t-il.
– Entrez. Revenez sur vos pas, prenez l’escalier qui mène au perron, je viens vous ouvrir.
Mince alors, grommelai-je en quittant mon antre, plus sidéré que contrarié par cette intrusion inattendue.
– Excusez-moi, me dit-il quand nous fûmes face-à-face, j’avais sonné, mais comme personne ne répondait et qu’il y avait la voiture, je me suis avancé pour voir si l’entrée n’était pas à l’arrière.
– Je comprends. Scorpions, ça s’écoute fort, je n’ai pas entendu le coup de sonnette.
J’introduisis le visiteur. Nous nous trouvâmes dans le séjour. Allait-il me casser la figure ? Il semblait toujours aussi calme. Qu’étais-je censé faire ? Je lui tendis un cintre pour qu’il y accroche son blouson. Je le précédai côté salon.
– Asseyez-vous, je vous en prie.
Il s’assit sur un fauteuil, moi sur un autre. Il n’y avait aucune tension. Mon cœur ne battait pas à tout rompre, le sien non plus. C’était étrange. Je décidai de lui faciliter la tâche, pour autant qu’il en eut besoin :
– Alors, dites-moi ce qui vous amène.
– Écoutez. J’ai déjà été marié une fois avant Charline et je ne voudrais pas recommencer les mêmes erreurs. C’est pour ça que je suis là. Je préfère prendre les devants. Poser les problèmes sur la table plutôt que tout casser ou au contraire faire comme s’ils n’existaient pas.
– Je vous félicite. Je connais pas beaucoup de gars qui auraient osé.
– Merci à vous de me recevoir.
La situation n’était pas banale. J’étais à deux doigts d’avoir une aventure avec sa femme et on échangeait des politesses.
– Je vais vous dire tout de suite : je n’ai pas couché avec votre épouse.
C’était sorti d’un coup, sans doute autant pour me soulager que pour le rassurer. Et pour ne pas gâcher par des choses inconvenantes cette bonne atmosphère qui s’était installée. Et parce que c’était la vérité.
– Il s’est passé des choses, quand même.
Certes, il s’était passé des choses, mais seulement à travers des mots, et plus à l’écrit qu’à l’oral. Nous ne nous étions vus que trois fois, Charline et moi : lors de la soirée caritative où nous nous découvrîmes sans que cela n’ait de suite, six mois plus tard en nous croisant par hasard dans la rue, après quoi nous avons commencé à échanger des mails, et il y a huit jours lors d’un rendez-vous dans une brasserie pour « mieux nous connaître », rendez-vous qui se termina par un baiser furtif au coin des lèvres. Que savait-il ? Comment était-il remonté jusqu’à moi ? Avait-il découvert nos échanges de messages ? Nous n’utilisions jamais les sms.
Je ne savais pas ce qu’il savait, et il jouait de cette ambiguïté. Je me souvins alors de son métier : inspecteur de police ! Charline me l’avait dit, ça me revenait maintenant. Sa profession pouvait expliquer sa manière de procéder.
– Disons qu’on a joué avec les mots.
– Vous avez été assez loin…
Il avait prononcé cette phrase d’une façon telle que je ne sus s’il s’agissait d’une question ou d’une affirmation. Bon sang, avait-il lu nos mails ? Ceux des derniers jours étaient sans ambiguïtés. En même temps qu’elle tentait de nous convaincre de sa fidélité, Charline me racontait son attirance pour les hommes plus âgés, m’envoyait des photos toutes plus sexy les unes que les autres, décrivait même les caresses et les baisers qu’elle aimait prodiguer. J’adoptais la même tonalité, aussi nos échanges étaient-ils assez chauds.
Je trouvai une parade pour m’en sortir :
– Qu’est-ce qui vous a déplu ?
Il eut un petit sourire, comme s’il reconnaissait le joli coup que je venais de jouer.
– Ce qui me déplait, c’est surtout ce que je ne sais pas.
Un point partout. Il fallait que je parle un peu. Le risque était que je trahisse Charline sans le vouloir ; mais puisque son mari était là, c’est bien qu’elle s’était fait pincer d’une manière ou d’une autre. J’essayai d’être à la fois franc et imprécis.
– J’ai vu Charline deux fois par hasard. Nous avons sympathisé. Nous échangeons quelques mails. Elle m’a dit qu’elle était mariée et heureuse dans son couple. Voilà.
Ce « voilà » pouvait passer s’il n’avait pas vu les mails. En même temps, c’était pour moi comme un renoncement à ce que je convoitais. Mais puisque son mari était assis là dans mon salon à essayer de résoudre le problème, l’histoire était terminée avant même d’avoir commencé.
– Écoutez. On est mariés depuis 10 ans, elle a 32 ans, j’en ai 40. Je peux comprendre qu’elle ait des tentations, nous sommes des êtres humains. Mais je ne veux pas qu’elle me trompe et je ne veux pas la perdre. J’ai quitté ma première femme pour elle.
C’était du sérieux. Si j’avais eu assez de courage, je lui aurais répondu que ses deux objectifs étaient incompatibles et qu’il devait me laisser devenir l’amant de sa femme pour la garder comme épouse. Mais je n’osai pas cette réplique. Au reste, rien ne prouvait à ce jour, hors l’histoire et les statistiques, qu’il ne pourrait pas conserver et l’exclusivité et la durabilité.
– Vous avez une fille de 8 ans, je crois ?
– Oui. Et j’ai deux garçons de mon premier mariage.
– Trois enfants, bravo ! Je n’en ai que deux, mais j’aurais bien aimé aller jusqu’à trois.
J’avais à peine fini la formulation spontanée de ce regret que je me mordis les lèvres, pensant que cela pourrait accentuer le danger que je représentais pour lui, si je prenais sa femme comme une mère potentielle. J’enchainai :
– Vous fonctionnez en garde alternée ?
– Oui, on a trois enfants une semaine sur deux.
– C’est pas trop contraignant ? Pour les petits, je veux dire ? Ils arrivent à gérer deux maisons ?
– Franchement, oui. Chacun y trouve son compte.
On s’éloignait du sujet. Quoique… Pas tant que ça.
– Et vous ? reprit-il.
– J’ai une fille de 20 ans et un fils de 19.
– Ils sont dans la région ?
– Pas vraiment : une à Londres, l’autre à Berlin.
– Ah oui !… Et… vous le vivez bien ?
– Très bien. Je ne les vois pas beaucoup, mais ils font des études intéressantes. C’est ce que je voulais pour eux.
Ça devenait surréaliste, comme conversation. Mais, aussi incroyable que fût la situation, ce n’était pas désagréable. Je décidai de jouer le truc à fond :
– Je vous offre un whisky ?
Il me regarda :
– Pourquoi pas, après tout. Je ne suis pas en service.
Je ne pus contenir un petit rire.
– Excusez-moi, c’est la formule. « Je ne suis pas en service ». On se croirait dans une série !
– Vous avez raison. On est formatés, dans la police…
Je me levai pour aller préparer deux verres quand son téléphone sonna. L’iphone était réglé assez fort et j’entendis la voix de l’appelante :
– T’es où ?
– Chez ton ami l’avocat.
– Quoi ?!
– On discute. Calmement. Entre adultes.
La conversation fut coupée.
– C’était Charline, confirma-t-il.
– J’ai cru comprendre. Elle avait pas l’air emballée…
– Surprise, peut-être…
Au moins j’apprenais qu’elle n’était pas au courant de la visite de son mari. J’apportai les verres remplis au cinquième, ainsi que la bouteille pour la lui montrer, car elle valait le détour.
– C’est un cadeau de mon fils : du whisky japonais.
– Japonais ?
– Observez la bouteille. On dirait un flacon pharmaceutique, mais vous allez voir, c’est bien du whisky. Et regardez le degré d’alcool…
– Oh là ! 51,4 !
– Ouais. Et pourtant il a du goût, un fumet, c’est pas du tord-boyaux. Je vous ai pas mis de glace pour que vous le gouttiez dans toute sa splendeur, mais après si vous voulez j’ajouterai un ou deux cubes. Généralement, c’est ce que je fais.
Il tenta une première gorgée avec prudence, prit le temps de l’apprécier avant de l’avaler, puis s’exclama :
– Waouh !
– Pas mal, hein ?
– Énorme, oui ! C’est de l’huile essentielle, ce truc !
J’ai bien aimé sa comparaison. L’huile essentielle, c’était bien trouvé. Huile essentielle d’orge, de bois, de tourbe, ou je ne sais quoi issu de la terre nippone.
J’ajoutai deux glaçons dans chacun des verres, laissai la bouteille sur la table basse qui en avait vu d’autres, et nous nous calâmes dans nos fauteuils.
– Alors vous êtes inspecteur ?
Et il se mit à parler de son métier, et je le relançai, et nous avons oublié l’objet de sa visite. Il était comme la plupart des flics, me semblait-il : sensible, écorché. Pourtant, il était moins sombre que ceux que je connaissais ; ses trois enfants et Charline n’y étaient sans doute pas étrangers.
Il me rendit la politesse et m’interrogea sur mon activité.
Je nous resservis deux rasades de lave japonaise et parlai volontiers de mon boulot. Avocat et flic, nos domaines d’intervention n’étaient pas si éloignés que ça, même s’il pouvait me voir comme celui qui passait son temps à lui compliquer la tâche.
– En fait, dis-je en concluant mon topo, on est d’accord sur le but : mettre les malfrats hors d’état de nuire. C’est sur les moyens qu’on diverge.
– Police, justice, le débat est vieux comme le monde. Nous sommes sans doute les deux facettes d’une même médaille.
Il savait écouter, c’était indéniable ; peut-être aussi qu’il était curieux de comprendre ce qui pouvait attirer sa femme.
Il recentra un peu les débats.
– Et vous n’avez jamais refait votre vie après votre divorce ?
– Oh, je bricole ici ou là. Mais je ne crois pas que je serais capable d’habiter de nouveau avec une femme à plein temps, du moins au-delà de quelques jours.
– Je sais pas comment vous faites. J’ai besoin d’une femme à côté de moi. Je partirais à la dérive, sinon… La solitude ne vous pèse pas ?
– Non. Mais parce que je ne suis pas vraiment seul. J’ai un gros boulot, deux sœurs, mes parents, quelques amis, une aventure amoureuse de temps en temps. Même si ça devient moins facile de trouver une femme qui me plait et à qui je plais. Remarquez, ça n’a jamais été facile. C’est pour ça, que… Imaginez un vieux con de 45 ans qui voit débarquer une magnifique blonde de 30 ans dans sa vie. Qui ne veut pas casser son mariage, qui n’est ni aigrie ni malheureuse, mais qui a comme tout le monde des envies et des sentiments. Je me suis dit, Charline, c’est un cadeau du ciel !
C’était gonflé de lui balancer ça, mais c’était ce que je pensais et je ne vois pas pourquoi je le lui aurais caché. Il était bien ce mec, et c’était rare que j’estime un homme. Il hocha la tête, termina son verre et dit :
– À votre place, j’aurais pensé pareil.
Je remis une troisième série de rasades volcaniques. Il tendit le bras pour m’arrêter.
– Je suis déjà en feu…
– Juste pour la finir. C’est de salubrité publique, pour éviter que cet alcool tombe dans de mauvaises mains.
– Dans ce cas. Si c’est pour sauver la France…
Son téléphone sonna de nouveau. Je me levai pour aller chercher des glaçons, en tendant l’oreille.
– Qu’est-ce que vous foutez ?! cracha l’iphone.
– J’arrive. Il m’a offert un verre, la discussion s’est prolongée. Mais c’est intéressant…
– J’y crois pas, t’es bourré ?!
– Pourquoi tu dis ça ?
– Me prends pas pour une con, Alban !
Clac.
– Elle est pas contente ? demandai-je.
– Je crois qu’il va y avoir explication, à mon retour à la maison.
– Si vous voulez, je viens avec vous…
Il s’est comme figé deux secondes, puis il a hoqueté, avant de se mettre à rire pour de bon, et j’ai fait pareil, et on s’est gondolés comme des bossus – « La tête de Charline si je vous ramène à la maison ! » –, même que les glaçons que j’ai lâchés dans les verres ont provoqué des éclaboussures sur la table, qui d’accord en avait vu d’autres.
– Ah putain ! ponctua-t-il en saisissant son breuvage une fois qu’il fut un peu calmé.
– Ça lui ferait une sacrée surprise, ajoutai-je.
– Déjà que ma présence ici a dû méchamment l’étonner…
Le feu liquide a traversé nos gorges avant d’aller brûler nos estomacs.
– Scorpions, j’aime beaucoup, a-t-il lancé tout à trac
– C’est vrai ?
– Ils m’accompagnent depuis mon adolescence.
– Pareil.
Et nous voilà partis à parler musique, concerts, souvenirs, joueurs et morceaux préférés… Je lui montrai un clip sur la tablette que j’avais à portée de mains, il me montra une version acoustique que je ne connaissais pas. Nous aurions pu continuer un moment mais il finit par repousser l’écran.
– Faut que j’y aille.
Il se leva, resta immobile le temps que les braises s’apaisent dans sa tête puis me demanda :
– Je peux pisser quelque part ?
– Là, juste derrière.
J’eus du mal à retrouver la stabilité verticale, moi aussi. Je saisis la redoutable bouteille, examinant les caractères asiatiques de l’étiquette tandis que je la ramenais derrière l’évier où elle attendrait que j’aille la jeter dans un cube de verre.
Chasse d’eau, rinçage de mains dans le petit lavabo à côté des toilettes, Alban réapparut.
– Faudra que tu viennes à la maison, Charline sera contente.
Je l’ai regardé, je ne savais pas si c’était du lard ou du cochon. Finalement, il a éclaté de rire, je l’ai imité aussitôt et nous nous sommes tordus pendant encore 3 minutes, peinant à reprendre notre souffle.
– Putain, ton whisky…
– T’as pas peur de te faire arrêter par les flics ? demandai-je.
– Si ça va au tribunal, tu me défendras.
Nouveaux éclats de rire.
Il attrapa son blouson, qu’il échappa. Je le ramassai.
– C’est lourd, ce machin.
– C’est à cause des flingues qu’il y a dedans.
Je l’accompagnai jusqu’au portillon. Nous avons tenu la rampe pour descendre les marches qui rejoignaient la petite allée.
– Excuse-moi d’être entré comme ça tout à l’heure. Et d’être passé à l’improviste.
– T’as bien fait.
– Oui, c’est mieux comme ça. On se connaît maintenant.
Apparemment, ça lui suffisait. L’avais-je rassuré ? Ou était-ce notre alcoolémie qui dissipait nos inquiétudes ?
Il démarra sa voiture, une Clio blanche.
– C’est une voiture de fonction.
– Banalisée ?
– Banale.
Il leva le bras gauche, pas très haut, et enclencha la première.
– Salut.
Une heure plus tard, je reçus un mail de Charline ainsi libellé : « Je pensais que tu étais un mec un peu différent des autres. Quelle erreur ! Irresponsable, grossier, buveur, branleur, macho et pitoyable. J’en oublie. Et je vais vite t’oublier, aucun doute. Ch. ». Ne sachant quoi répondre, je ne répondis pas. De toute façon, c’était cuit. Maintenant qu’Alban était au courant et qu’il était venu me voir, plus rien n’était possible avec elle.
Là, c’est moi qui me trompais. Quatre mois plus tard, je reçus un appel à mon cabinet.
– C’est Alban Vaillant. Le mari de Charline.
– Oh, salut ! Qu’est-ce que tu deviens ?
– J’ai un service à te demander.
– Si je peux, avec plaisir.
– Appelle Charline. Dis-lui que tu veux la voir.
– Tu plaisantes ? Ou t’as bu du whisky japonais ?
– Je suis sérieux. Elle va pas bien et je suis sûr qu’une relation avec toi la remettrait d’aplomb.
– Une relation avec moi ?
– T’as quelqu’un ?
– Non. Mais… tu serais d’accord ?
– Puisque je te le demande.
J’avais du mal à croire ce que j’entendais.
– T’aurais vu le mail qu’elle m’a envoyé après que tu sois venu à la maison…
– C’était sur le moment. Ce que pense une femme un jour n’a rien à voir avec ce qu’elle pense le lendemain, tu le sais.
– De là à ce que je lui plaise à nouveau…
– Rien n’a changé, crois-moi. On ne parle pas de toi, c’est tabou, mais je sens qu’elle n’est pas guérie. Elle a été très jalouse de notre apéro. Et hyper vexée.
– T’en as pris pour ton grade ?
– Je confirme. Elle m’a pourri en me disant qu’elle faisait des efforts pour ne pas aller te voir ; alors que moi je me permette d’y aller, elle a considéré ça comme le comble de l’injustice.
– C’est une manière de voir les choses…
– Écoute, faut pas chercher. Là, elle est insupportable, elle est malheureuse, et ça me mine de la voir comme ça. Je sens que je la perds. J’ai besoin de ton aide. Dis-lui que tu ne penses qu’à elle, que tu regrettes, qu’elle est belle, charmante, tout le tralala. Fais-lui la cour et couchez ensemble.
– Ben dis donc… Si je m’attendais.
– Prends ça comme un cadeau de la vie, comme tu disais quand Charline te faisait la cour.
Je restai silencieux cinq secondes, réfléchissant à toute vitesse.
– Ok, répondis-je. À une condition. C’est qu’on reste en contact, toi et moi. Pour faire le point de temps en temps, voir que tout se déroule bien. Et puis mon fils m’a donné un nouveau whisky, faut que tu viennes le goûter.
Je le sentis se détendre.
– Du japonais ?
– Du breton.
– Ça marche. Merci, vieux.
– C’est moi qui te remercie. Quelle histoire…
Voilà dans quelles circonstances je me fis un de mes meilleurs copains et trouvai la délicieuse maîtresse qui m’aida à passer le cap de la cinquantaine. Je précise que leur couple va très bien, qu’ils sont épanouis tous les deux, et que nous nous voyons souvent, à deux, à trois, à quatre, à six, voire à plus. Car je suis invité quasiment tous les dimanches à déjeuner avec la famille, qui est un peu devenue la mienne.
(et 170 autres histoires sur http://www.desvies.art)
Si toutes les histoires de de ce genre finissaient comme celle ci !!! Merci pour cette lecture.
Chadia
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Merci Chadia, de ce commentaire et de vos lectures. J’espère que vous allez bien. Pierre.
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j’adore ! Ça c’est un mari ! Et le whisky japonais, efficace !
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Merci Seb. À la vôtre !
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