(environ 3 minutes de lecture)
Quand il vous surprend par-derrière ou qu’il se met devant vous, le con sidère.
Et quand, alors que ce devrait être l’inverse, c’est lui qui rit de vous, le con vexe.
L’animateur télé en est la quintessence, et l’animateur radio le complice.
Sûr de lui et désagréable, riche d’argent pauvre de cœur, le con figure.
En France, le con prime. Et malheureusement, le con tient.
Et pourquoi le con plaît ? Parce que l’on con pâtit.
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Cyril, Jean-Luc, Donald, il y a tant de cons solides.
Rien ne sert de mener le combat, on ne peut les convaincre.
Sans jugeote et sans souci, égoïste et arrogant, le con cerne.
Mais au moins, est-ce que le con sert ?
Pas sûr. Car il n’est pas dans sa nature que le con serve.
Il ne doute pas. Jamais le con s’tate. Quel con c’type !
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Équitablement réparti dans toutes les couches de la société, le con pose.
Sur une famille, il peut se concentrer ; c’est le consanguin.
La journée, le con somme. Et la nuit, le con dort. Quand le con pète, le con sent.
Comme tout le monde, le con chie. Et le week-end, le con bine.
Quand sa conne remue des fesses, comme le chien le con vient.
Et quand il en sent le besoin, il lève la patte et alors le con pisse.
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Il se peut que le con prie. Plus souvent pourtant, le con trie.
Plus souvent encore, le con jure. Mais jamais ne se confesse.
« Ah non, dit-il quand on le convie, je ne veux pas être contraint ! »
Alors, de sa démarche de compère, de son con pas le con sort.
Il roule des yeux et des épaules, confisque, compresse et compulse,
Et s’en va vers le convoi auquel il contribue de son concours.
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Le con peut agir seul, c’est le consul, ou en groupe, c’est le concile.
Quand il contemple, le con teste. Et quand ils construisent, les cons signent.
Quand les cons volent, c’est en concorde. Quand les cons dansent, ils condamnent.
Convecteurs ou contraires, consonnes ou consoles,
Les conformes se confient aux oreilles des connasses
Qui confortent ces connards sans autre conséquence.
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Le con tact est rare, parfois pourtant le con pacte.
Et si, abscons, il contrarie, il arrive que le con fonde, ou que le con gèle.
S’il est confiné, pas fini, le con tourne ; car jamais le con cède.
Quand il a conscience d’être con – c’est rare –, le con pense.
Quand il perd, confus, il est déconfit,
Et quand il gagne, quand il est con primé, il congratule.
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Il y a les petits cons, ce sont les cons courts,
Et les gros cons, ce sont les cons forts, voire les cons fortés.
Il y a les sales cons, en caleçons, qui ne sont rien en comparaison
Des cons nus concomitants de nos compartiments.
On peut aimer un con, oui, le con pote, le compagnon, ou le confident.
Il faut rester concentré cependant, car souvent le con bat et continue.
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Y a-t-il une attitude face aux cons et savons-nous en quoi elle consiste ?
Pas facile de donner un conseil, car tout dépend du contexte.
Conforme, content et reconnu, le con sacre.
Alors si vers nous les conjoints et les condisciples convergent
Restons confiants et appliquons la consigne car, quoi qu’on pense :
Il faut que le con passe ou bien que le con casse.
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Morale :
Reconnaissons quand même, confrères, consœurs, nous qui sommes concitoyens,
Que loin d’être des connétables, nous sommes nous aussi parfois des cons notoires. Eh oui.
Sans la moindre convocation, nous conversons de manière convenue.
Comme disait Descartes, qui n’était pas un con, il s’agit de se connaître soi-même.
Sans souci des connotations et des remarques du genre « ta race, con ! »,
Dans les confins de nos contrées ou de nos conurbations, tâchons d’être concrets si ce n’est compétents.
(et 161 histoires à lire sur http://www.desvies.art)
J’en ai mal aux côtes de rire.
Mes compliments à tous
Nicole
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bien vue , comme le disait Jean Gabin à la cinquantaine on voit plus les lettres de près mais on reconnais les cons de loin . Damien
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… une prodigieuse variation à consommer sans modération !
Mes congratulations à la puissance PY.
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Un florilège, une symphonie, une prouesse.
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Un florilège, une symphonie autour de trois lettres, un feu d’artifice. Bravo
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Mon père les aimait ! Les cons!
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Quel brainstorming ! Le nombre de mots commençant par con m’a impressionnée
Bravo
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Bravo Pierre-Yves, bel exercice de style !
MAIS, car il y a un MAIS, pas très réconfortant…
Alors, prends en considération ce conseil : une rencontre avec une belle inconnue, un concert (duo contrebasse/hélicon), une conférence bien construite, ou un dîner en tête-à-tête en compagnie d’un(e) convive décontracté(e) à qui tu raconteras de jolis contes, car tu as de la conversation, contribueront à te consoler.
Conclusion de ce message sans conséquence : continue !
Joëlle
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Compliments, Joëlle, et même congratulations. Le Pycon (bière).
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Et dire que l’on est toujours le con de quelqu’un! Merci pour cette lecture édifiante et très drôle. A bientôt.
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Aux États Unis aussi
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En Allemagne aussi on a des cons.
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Excellent! Et même ébouriffant! Je traîne pas, je dois préparer un dîner (de….)
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