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Lovés dans une plaine, accrochés aux pitons
Réchauffés par la laine que donnent les moutons
Ils sont là, nos villages, vigies intemporelles
Qui opposent aux outrages des remparts naturels
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Quel est l’art rigoureux de ces alignements
Sont-ce les murs pierreux ou bien les ornements ?
C’est quand au fil des jours l’histoire et la culture
Conjuguent leurs atours avec l’architecture
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Ce sont moins les châteaux que les maisons qui comptent
On lit sur les linteaux le long des rues qui montent
Les dates séculaires auxquels furent édifiés
Ces abris exemplaires que le temps a défiés.
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Le logis rénové d’un artisan sans armes
Nous fait autant rêver que la tour de la dame
Les écarts se resserrent entre les gens qui meurent
Le seigneur et le serf ont la même demeure
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Un peu de Moyen Âge un doigt de Renaissance
On peut lire aux étages le niveau de puissance
Mais au rez-de-chaussée le feu que l’on allume
Quel que soit le passé la cheminée qui fume
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Nous pauvres citadins dans nos appartements
Nous les voyons de loin dans leur département
La Dordogne et le Tarn, la Corrèze ou la Creuse
La Mayenne et la Marne, la Moselle ou la Meuse
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La qualité des pierres, la chaleur du soleil
Les senteurs de la terre, le bourdon des abeilles
Apparaissent en tous points de notre belle France
Et nous ramènent loin dans notre tendre enfance
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Ces modestes vieillards sans faire la leçon
Parfois dans le brouillard montrent une autre façon
De vivre l’essentiel sous leurs toits courageux
Pour préserver le ciel dans un monde orageux
Tiens, la France redorerait-elle son blason?
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C’est tout simplement magnifique. Et même plus. Très sincères félicitations, Jean.
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