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Et puis bon an mal an on arrive à la mort
On ne sait pas vraiment si l’on n’a pas eu tort
De croire en la promesse d’une existence en or
À l’heure de la messe on est pris de remords.
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L’aigreur de l’amertume suinte par tous les pores
Même avant le posthume on regrette on déplore
Bien sûr on ment on cache on se présente fort
La vérité nous fâche mais on sourit encore.
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Hélas les faits sont là, sévère est le rapport
On se l’avoue parfois quand tout le monde dort
Nous avons échoué malgré tous les apports.
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Il nous faut décéder, renoncer à l’aurore
Rien n’atténue nos fautes, rien ne sauve nos corps,
La conscience nous ôte tout dieu tout réconfort.