Au 3 du boulevard Abdelkrim (el) Khettabi

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Bien sûr les souvenirs s’effacent

Ils s’atténuent quoi que l’on fasse.

Pourtant je reverrai toujours

L’appartement où nous vécûmes 

Le meilleur de l’amour.

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Haut lieu des jours incandescents,  

Cadre des moments indécents 

C’était, ô trépidante crèche,

Devant les neiges de l’Atlas,

Les nuits de Marrakech. 

–––

Tu ris devant ton blue tajine,

Tu luis dans le satin, divine,

Et nous tournons, nous dansons

Le temps ici n’existe plus 

Nous buvons la potion.

–––

Nous avons manqué le hammam

Pour mieux demeurer homme et femme,

Vu la Koutoubia d’un peu loin ;

Nous ne pensions pas à sortir 

Car nous étions trop bien.

–––

Avons-nous donné ou reçu ?

Du paradis eu l’aperçu ?

Nous avons osé l’impensable

Bâti de nos mains de nos mots

Une tour sur le sable.

–––

C’était avant la fête de l’aïd

Sous les auspices du caïd

Nous n’avions pas d’autre alibi

Pour vivre au 3 du boulevard 

Abdelkrim (el) Khettabi.

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