Les villes en hiver (poème)

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Dis, as-tu vu quelle clarté fond sur la ville ?

Blanche est la lumière de ces jours de grand froid, 

Un brouillard opportun se retient immobile,

Qui s’interpose entre le soleil et les toits.

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As-tu vu la masse des dômes alentour,

Ces sommets si ronds qui se baignent dans la brume ?

Le temps s’est figé dans le creux de leurs corps lourds

Il respire un moment l’air pur que l’eau parfume.

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Étrange cité bien cachée par ses volumes

Sous la ouate s’offre le marteau à l’enclume

Mais de l’activité on ne perçoit plus rien.

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Les cœurs blancs et noirs gèlent en attendant les trains.

Mes yeux trop hauts ne voient qu’une enveloppe, et toi ?

La nuit réunira les transis dans ses bras. 

3 commentaires

  1. Un genre littéraire inhabituel sur ce site et une œuvre intéressante au delà de l’exercice de virtuosité du sonnet. L’art de créer un univers d’émotion et de sens avec simplement quelques mots bien agencés.

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